Sa Majesté Nunuche

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La Naissance de Vénus, William Bouguereau (1879)

« Gloire À Sa Majesté Nunuche !
GLOIRE À SA MAJESTÉ NUNUCHE !
GLOIRE À SA MAJESTÉ NUNUCHE !… »
Les cris et la sono le réveillèrent en sursaut. Il jeta un œil encore mal décollé à la fenêtre et tenta, l’esprit englué dans le brouillard de la nuit finissante – après tout, il n’était que onze heures du matin –, de se souvenir de la date et, par conséquent, de la nature des festivités qui remplissaient la rue d’un nuage dense de confettis multicolores. Rien ne lui revint, aussi s’intéressa-t-il un peu plus aux slogans scandés dans les micros, aux banderoles agitées en tous sens et, surtout, aux chars bariolés qui l’impressionnèrent beaucoup par leurs couleurs aussi mal assorties que clinquantes. Il imagina Philippe Découflé et Jeff Koons s’associant, après une soirée sous acide, pour faire une blague potache.

Sur le char le plus imposant et le plus kitsch, se tenait un personnage dont il ne voyait, de son appartement, que la tenue sans doute conçue par un costumier de cinéma biberonné aux dessins animés de Walt Disney, à qui on aurait demandé de faire « un vrai-manteau-de-reine » avec les moyens d’une série Z. Malgré ses premiers espoirs, il s’aperçut vite que rien de ce spectacle ne tenait du canular ni même du second degré. Sans qu’il pût se l’expliquer, il comprit que le monde, son monde, avait changé.

Certes, les premiers temps, la liesse générale le contamina et il trouva cette nouvelle vie bien plus sympathique et agréable que celle qu’il menait auparavant. Sa Majesté Nunuche régnait avec toute la bienveillance nécessaire sur le monde, devenu une fête permanente. Chacun était amicalement invité à chanter les louanges de la souveraine tous les jours et à manifester ostensiblement sa joie de vivre en rendant ludique et festive chaque action, chaque parole et même chaque pensée. L’ancienne « poursuite du bonheur », surannée et ringardisée par l’effort qu’elle supposait, avait été effacée par l’impératif « amusez-vous ! », plus immédiat, plus facile, plus joyeux.

Ainsi, en toute circonstance, faisait-on joujou, sous le regard satisfait de Sa Majesté Nunuche qui déployait des trésors d’imagination pour inventer toujours de nouvelles distractions – le retour en vogue de la trottinette chez les prétendus adultes demeurant l’un de ses coups de maître. La vie comme une fête à neuneu permanente ; un carnaval quotidien avec ses pitreries au rire hystérique et à l’affèterie consommée. Il lui vint à l’idée que le monde avait été envahi par celui des Télétubbies. La mièvrerie cucul-la-praline suintait partout sa sentimentalité rose bonbon ; tous étaient, de bon gré, dévorés par une gentillesse mielleuse qui n’avait même pas la finesse d’être une feinte. À la ville comme à la campagne, sur les écrans omniprésents, jusque dans les esprits, il n’était pas une installation, pas une action, pas une pensée qui échappât au festivisme coloré – Sa Majesté Nunuche s’était tout naturellement alliée à l’Empereur du Moche. Cela lui rappelait étrangement ce qu’avait écrit, si longtemps auparavant que personne ne semblait s’en souvenir, un certain Philippe Muray. Il éprouva rapidement un certain malaise – comme un écœurement devant toute cette bouffonnerie sucrée.

Les adultes infantilisés, il s’aperçut très vite que c’étaient les enfants qui profitaient – ou subissaient – le plus de cette régression à la niaiserie. Toute discipline ou même mot négatif étant proscrits car malveillants, voire fascistes, il était peu étonnant que le règne de Sa Majesté Nunuche vît se répandre dans la population infantile une incroyable épidémie de « HPI » (« haut potentiel intellectuel »), de « dys- » divers et variés, et autres syndromes expliquant par la médecine les comportements des gamins et, surtout, les rendant « spéciaux » – si spéciaux, d’ailleurs, que ceux qui ne pouvaient exhiber un certificat médical finirent par exiger, et obtenir, que leur banalité devînt elle-même un syndrome pathologique. Ces diagnostics faisaient vivre un fructueux business et, par-dessus tout, évitaient aux parents d’admettre que leur lâcheté et leurs capitulations avaient produit des petits monstres d’arrogance. « HPI », « dys- », etc. étaient devenus, dans l’immense majorité des cas, le terme politiquement correct de la novlangue imposée par Sa Majesté Nunuche de ce qu’il aurait, lui, continué d’appeler des « sales gosses mal élevés ». Et il plaignait sincèrement les enfants qui auraient mérité véritablement un suivi particulier d’être ainsi noyés dans la masse.

Cette médicalisation cachait (mal) à quel point les gniards têtes-à-claques pullulaient, leurs géniteurs pusillanimes, en fiers sujets de Sa Majesté Nunuche, préférant toujours pour eux les lauriers aux remontrances : « Tu as massacré le chat à la kalash ? Mais bravo mon-cheri-mon-ange, quelle bonne idée ! Pour te récompenser, tu vas avoir un troisième téléphone portable ! Et bien sûr tu peux jouer avec toute la nuit, voyons ! Et tant mieux si ça t’empêche de te concentrer demain, tu apprends tellement plus de choses avec tes écrans ! ». Il se demanda si ces parents irresponsables ne devraient pas être jetés au gnouf pour oser livrer le monde à leurs rejetons débiles et psychopathes. Cependant, sous le règne de Sa Majesté Nunuche, ils étaient un modèle d’écoute attentive aux besoins particuliers et à la créativité de leurs chers mioches dont les actes ni les paroles, sacrés, ne pouvaient être remis en cause, quels qu’ils fussent.

Il pensait que l’école, qu’il prenait encore pour un sanctuaire à l’abri des idéologies, pût demeurer un espace de transmission des savoirs. Il dut admettre son erreur. Bien au contraire, cette bienveillance, au cœur du culte de Sa Majesté Nunuche [1], ne se déployait nulle part aussi bien. Là, Sa Majesté Nunuche trouvait ses serviteurs les plus zélés dans la secte pédagogiste à qui elle avait confié la responsabilité de l’Instruction publique, que leur travail avait réussi à transformer en Garderie nationale. Mieux : en Usine à Crétins. En effet, l’idéologie imposée par Sa Majesté Nunuche et joyeusement appliquée par ses thuriféraires, cachés derrière le masque pseudo-scientifique des « sciences de l’éducation » et du socio-constructivisme, avait pris pour « l’école pour tous » le modèle McDonald’s où « chacun vient comme il est »… et d’où les élèves ressortaient pires encore. Cette bienveillance à l’égard d’individus en devenir produisait des enfants-rois, des petits sauvages incultes, illettrés, incapables de se servir des trois neurones encore vaguement en état de marche chez ces décérébrés nourris à l’illusion d’être parfaits.

Les parents, clients de l’entreprise scolaire, surveillaient bénévolement et avec toute l’empathie nécessaire les enseignants qui pourraient, par étourderie, ne pas se montrer suffisamment à l’écoute ou compréhensifs à l’égard des petits génies qui leur étaient confiés. Il apprit ainsi, par hasard, qu’un enseignant s’était plaint au directeur de son école qu’un élève eût mis le feu aux rideaux de la classe. Toute la communauté scolaire s’en était émue : comment ce manager de créativité infantile n’avait-il pas salué l’esprit d’initiative et la volonté d’expérimentation de l’enfant ? Pire : comment avait-il osé appliquer une sanction (le mot provoquait des haut-le-cœur chez tout membre de la communauté scolaire) et confisquer le briquet que les parents du petit génie lui avaient offert pour son cinquième anniversaire ? Le coupable fut immédiatement déchu de son poste et envoyé en camp de déconstruction où il eut tout le loisir de se replonger dans le petit livre rose de Sa Majesté Nunuche ; le jeune pyromane, quant à lui, fut récompensé par un stage à la campagne où il put tranquillement réduire en fumée plusieurs hectares de forêt.

Toute leur jeunesse, les mômes s’entendaient répéter que leurs talents étaient naturels, que leur réussite était un droit dont ils pouvaient définir, seuls, les critères, que tout effort ou persévérance étaient inutiles, qu’un échec n’en n’était jamais un mais plutôt une découverte expérimentale créative, etc. etc. Y compris à l’université, tout devenait possible puisque les gens y avaient oublié ce que c’était qu’enseigner et apprendre. À ses yeux, on y jouait plutôt une énorme farce. Il se souvenait que, dans sa jeunesse pas si lointaine, les ratages étaient mis sur le compte de l’individu qui portait une responsabilité personnelle. Dans son nouveau monde, on remettait la matière en cause : s’il était trop difficile d’étudier les auteurs de l’antiquité ou les mathématiques, c’était nécessairement la faute des auteurs de l’antiquité (trop compliqués, trop éloignés dans le temps, trop vieux, trop masculins, trop blancs, trop différents des étudiants…) ou des mathématiques (inutiles avec les moyens actuels…). Les étudiants se prévalaient de leur incompétence comme d’un privilège. Sa Majesté Nunuche l’avait bien exprimé elle-même, avec toute la crudité sanglante des idées incarnées : il n’y avait plus de critères, seulement des opinions – et encore : seulement les opinions autorisées par Sa Majesté Nunuche [2].

Il prit bien soin de ne jamais en émettre une qui contrevînt d’une façon ou d’une autre au conformisme de bons sentiments qui dégoulinait et empoissait tout. Il réprimait toutes les plaisanteries qui lui venaient à l’esprit puisque l’humour lui-même devait rester sur les rails et ne froisser personne : avec Sa Majesté Nunuche l’esprit de pesanteur s’était abattu sur une société qui, paradoxalement, prônait la joie, l’amusement et la légèreté. Comme on disait dans le sud méditerranéen qu’il affectionnait tant, la niaiserie péguait [3]. Tous paraissaient si fiers de leur manque de profondeur, de leur premier degré superficiel ; ils exprimaient une espèce de sincérité du vide, une innocence pire que la corruption, une idiotie vertueuse. À croire que leur conscience était restée imperméable à tout embryon de réflexion et d’imagination susceptibles de la perturber. C’en était presque fascinant. Presque seulement.

Absorbés par leurs divertissements formatés et les gadgets électroniques qui leur servaient de doudous, quel que soit leur âge, les adultes – ou plutôt, pensait-il, les enfants mal grandis – mettaient en scène et surjouaient la moindre émotion pour mieux la diffuser à une audience imaginaire. Tous singeaient les mêmes « influenceurs » sur les mêmes réseaux dits sociaux et se vautraient dans un nombrilisme qui les coupaient tout à fait de la réalité. Il fallait rester dans le droit chemin, celui de l’apparence et d’un sentimentalisme de carte postale. Il se demandait comment ce qu’il finissait par considérer comme un extravagant despotisme de la bienveillance pouvait ainsi dériver en un tel tout-à-l’égo. La confusion mentale était générale, la stupidité le lot commun. Comme un lavage de cerveau ne laissant que des nouilles trop cuites entre les oreilles. La crétinerie se muait en un véritable crétinisme, soit une idéologie en -isme de plus. Il était dorénavant interdit de penser : l’encéphale était l’ennemi. Faute de soldats susceptibles de se lever pour elle, la Raison avait préféré abdiquer et devait se la couler douce dans un autre monde, un mojito à la main et la Dignité pour compagne de beuverie.

Sans aucune limite à leur sacrosaint principe de plaisir, il les voyait s’abandonner voluptueusement à une autosatisfaction qui ne laissait guère de place à l’autre. Il était en effet parfaitement légitime de considérer que son propre confort, ses propres désirs, ses propres lubies et impulsions pouvaient et devaient être réalisés immédiatement, sans aucune considération pour les conséquences possibles sur les autres. La politesse, la courtoisie, la délicatesse de mœurs, même les plus élémentaires, imposant par définition à soi les limites de l’attention aux autres, disparurent purement et simplement.

Pour entretenir cette infantilisation permanente, tout l’appareil de propagande de Sa Majesté Nunuche était mobilisé. Il fallait bien des ruses pour échapper aux sermons moralisateurs, pleins d’une attention gluante. Quand il faisait chaud, partout surgissaient les messages de précaution : « pensez à boire » ; quand il faisait froid : « habillez-vous chaudement ». La moraline s’insinuait partout, dans un mélange très efficace de culpabilisation et de déresponsabilisation. Chacun devait se sentir individuellement coupable de tous les maux du monde et de la société mais pouvait être fier de participer à leur extinction en agissant conformément aux normes édictées par Sa Majesté Nunuche. Comme dans les jeux vidéos auxquels tous s’adonnaient, chaque « bonne action » rapportait ainsi des points. Il réprima un rire nerveux lorsqu’il gagna sa médaille de premier niveau après avoir uriné sous la douche et donc participé au sauvetage de la planète.

Plus il découvrait les mœurs et usages du nouveau royaume de Sa Majesté Nunuche, plus il pensait voir là les générations les plus bêtes de l’histoire. Sans subtilité ni nuance, chacun se plaisait à se conformer pleinement, entièrement, au code de conduite et de pensée en vigueur. Tous répétaient comme des perroquets, dans un psittacisme béat, le catéchisme dogmatique composé d’une juxtaposition de pétitions de principe aussi niaises qu’absurdes. La civilisation était-elle aux prises avec une étrange maladie infantile… ou plutôt expirait-elle dans les miaulements de sa sénilité ?

Ainsi n’hésitait-on pas, à sa grande affliction, à abolir la science et jusqu’au réel lui-même au nom des bons sentiments, du respect (notion érigée en principe absolu) et de l’inclusivité (idée dont il ne put jamais obtenir une définition claire mais répétée ad nauseam dans les contextes les plus improbables). Tout ce qui pouvait déplaire à un individu ou à un groupe devait être interdit, comme si les mentalités avaient été déformées par le conte de fées de la pureté. Prises dans un engrenage flatteur dont elles ne pouvaient ni ne voulaient s’échapper, les sensibilités effarouchées réclamaient sans cesse de nouvelles censures. Le respect de l’autre était prostitué par la boursouflure du moi. Toute identité déclarée – il pensait plutôt : « beuglée publiquement » – devenait sur-le-champ sacrée, intouchable, par la magie de la parole performative. Chacun décidait ainsi de ce que les autres avaient le droit ou pas de dire à son sujet. Incapables de supporter la contradiction, les gens et, surtout, les communautés autoproclamées, prenaient tout désaccord pour une remise en cause de leur être profond.

Il vit croître très rapidement dans la population un manichéisme puéril mais terriblement efficace. Le monde se divisait toujours en deux absolus : les gentils contre les méchants. Allaités aux deux mamelles des scénarios hollywoodiens et netflixien, ils étaient tous conditionnés à une telle vision du monde, officiellement imposée par Sa Majesté Nunuche – qui, prévoyante, avait déposé la propriété intellectuelle des mots Bien© et Mal©. Cette opposition se déclinait à l’infini. Du côté du Bien©, du gentil, du fun, du ludique, du branché, du sympa, de l’avenir : les damnés de la terre, les jeunes, les cyclistes, etc. Du côté du Mal©, du méchant, du chiant, du passé, du ringard, du réac, du facho : les oppresseurs de naissance, les boomers, les bagnolards, etc. L’opposition structurait tous les domaines, aussi anecdotiques fussent-ils, en deux extrêmes, rien ne pouvant exister au milieu, aucune demi-teinte. Tout ce qui était différent, inclassable dans ces deux grandes catégories (ou qui refusait de l’être : les métis, les piétons, etc.) méprisé et nié, ne pouvait simplement pas exister.

Quant à ceux qui, volontairement ou non, étaient classés dans le Clan du Mal©, les camps de déconstruction étaient conçus pour eux. Les images des camps étaient diffusées plusieurs fois par jour sur les écrans, sous forme de clips enjoués, avec musique entraînante et voix off enthousiaste, façon publicité pour le Club Med. Les anciens ennemis du régime y étaient montrés en train d’étudier dans l’allégresse les textes officiels, de reconnaître joyeusement leurs erreurs passées et leurs statuts d’oppresseurs, de faire moult actes de contrition publique, le visage rayonnant d’un bonheur extatique, de réciter avec un plaisir sans doute sincère les dogmes de la bienveillance et du respect, le tout sous le regard plein d’attention et d’empathie des agents déconstructeurs.

Ces gesticulations spectaculaires ne le trompaient pas et il souhaitait à tout prix s’éviter ce triste destin. Aussi prit-il un soin maniaque à déguiser toutes ses paroles et même ses pensées. Ces précautions étaient d’ailleurs en partie partagées… l’autodiscipline était la règle d’airain dans la société du respect instaurée par Sa Majesté Nunuche. Puisqu’il était formellement interdit de heurter une quelconque sensibilité, il était devenu naturel de toujours bien faire attention à la petite susceptibilité, réelle ou imaginaire, de l’autre. Malgré les sourires, légalement obligatoires, une peur panique transpirait chez tous ceux qui craignaient qu’un mot soit mal pris. Toutes les prises de parole étaient introduites par des précautions infinies et des excuses anticipées, à tel point que ces préliminaires duraient souvent plus longtemps que les discours eux-mêmes.

Il voyait dans le moralement correct institué par Sa Majesté Nunuche une forme tyrannique de puritanisme. Tout le monde semblait avoir intégré – plus ou moins bien, l’existence des camps de déconstruction prouvait que tout n’était pas encore parfait en ce domaine – l’obsession de ne jamais exprimer un point de vue qui s’opposât à cette dictature du cool et de l’individu-roi.

Il subsistait néanmoins des éléments du Clan du Mal© qui échappaient, de fait, aux camps de déconstruction : les œuvres du passé. Celles-ci étaient traquées (surtout par les étudiants qui recevaient d’importantes récompenses pour leur travail éprouvant de recherche au cours duquel ils risquaient toujours de tomber sur un propos choquant qui égratignerait leur sensibilité identitaire). Lorsque c’était possible, la solution privilégiée était la réécriture des livres non conformes (on avait commencé par les livres d’histoire qui ne présentaient pas correctement le passé et laissaient entendre que tout ne se réduisait pas à l’opposition binaire déjà évoquée). Certains, néanmoins, étaient trop corrompus pour être réécrits. Les œuvres à ce point déviantes étaient alors détruites dans une grande fête colorée – tous les prétextes étant bons pour s’amuser, n’est-ce pas ?

C’est lors d’une de ces fêtes rituelles qu’il se perdit. Sur le sommet de la pile, il reconnut son livre, son nom sur la couverture. Il ne put se retenir. Tout alla ensuite très vite, jusqu’au camp de déconstruction. Ses dernières pensées furent contre ce fascisme hallucinatoire niais ; et son dernier regard sur le portrait de Sa Majesté Nunuche, tyran à l’haleine d’autodafé et au sourire de goulag.

Cincinnatus, 5 septembre 2022


[1] Ne cherchez pas, il n’y a pas de contrepèterie.

[2] Lire l’excellent roman de Philip Roth, La Tache.

[3] Pour définir correctement le verbe péguer, qui n’est pas un simple synonyme de coller, une image suffit le plus souvent : le sol d’une boîte de nuit de Carnon-Plage à six heures du matin.

Publié par

Cincinnatus

Moraliste (presque) pas moralisateur, misanthrope humaniste, républicain râleur, universaliste lucide, défenseur de causes perdues et de la laïcité, je laisse dans ces carnets les traces de mes réflexions : philosophie, politique, actualité, culture…

Une réflexion sur “Sa Majesté Nunuche”

  1. Bonjour, effectivement pas déçue… Vous avez affûté vos crayons ! Et travaillé la couleur : rose bonbon pour la description de la société de sa majesté Nunuche (et le choix du tableau de Bouguereau est vraiment bien vu ! ), jaune pour le rire que ça peut faire naître, rouge pour la fureur au vu de ce nivellement par le bas dans tous les recoins possibles. Et noir. Vif : comment arriver à sortir de cette société du facile, de l’assistanat et du debraillé ????
    Et puis un peu de vert, quand même, pour espérer un sursaut et une reprise en compte des valeurs qui ont été celles de notre pays.
    Trop optimiste ?

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