Moi, parent d’élève

Ça y est. Depuis cette rentrée, je suis devenu un… parent d’élève. En tant que tel, je découvre un nouveau monde sociabilités, avec ses personnages attachants ou détestables, flamboyants ou effacés. Un nouveau petit théâtre social, semblable à tous les autres, peuplé, peut-être, d’une plus grande proportion de caricatures. Je me vois ainsi naviguer entre les bobos déconnectés du monde réel qui instrumentalisent l’école de leurs enfants à leurs rêves démagogiques et la FCPE, rendue odieuse à mes yeux par son écrasante responsabilité dans les réformes délétères des dernières décennies. Difficile, donc, de me sentir une quelconque solidarité avec ces gens qui veulent s’impliquer dans l’école pour mieux la détruire. Ils s’amusent avec un détestable esprit de sérieux, se sentent « investis » et en oublient complétement le rôle et la vocation de l’institution scolaire.

Soyons juste : à l’échelle de l’établissement de ma fille, la plupart de leurs idées et initiatives sont très sympathiques et inoffensives. Je suis même prêt à participer sincèrement à celles qui agrémentent le quotidien de mon enfant, resserrent les liens avec ses camarades et souvent, hélas !, suppléent aux dysfonctionnements de l’administration scolaire. Lire la suite…

Jeux d’enfants ?

Bruegel jeux d'enfants

Trop sensible, ton sentiment d’injustice hypertrophié fait de toi un écorché vif. Pour toi, c’est un sentiment normal, évident. Tu ne peux pas accepter l’atonie, l’indifférence coupable des autres. Adultes ni enfants ne comprennent tes réactions qu’ils jugent parfois violentes, souvent disproportionnées ; alors qu’à tes yeux, il leur manque une décence élémentaire, comme si l’organe de la justice leur était amputé au point de les faire sombrer dans l’aveuglement quant aux monstruosités qui se déroulent devant eux. Insensibles à la souffrance, tu les considères complices de l’injustice qui dirige le monde et de celles dont tu es témoin… ou victime.
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La trahison des Lego

Noël est passé. Ouf. La gueule de bois commence à refluer, le cadavre du sapin a été retiré du trottoir. On retrouve avec soulagement le morose quotidien et ses affects tristes : redescente des euphories consuméristes. Peut-être avez-vous offert, cette année encore, à l’un quelconque des mouflets de votre entourage, une boîte de ces jouets universels, intemporels, composés de petites briques colorées que l’on assemble en des architectures éphémères ? N’avez-vous rien remarqué d’étrange depuis plusieurs années ? De subtilement différent de vos propres souvenirs d’enfance ?

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