La chouinocratie des névroses militantes

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L’Enfant mal élevé, Rembrandt (1635)

Je suis infertile. Pour donner naissance à ma fille, nous avons dû passer par un long et difficile parcours d’aide médicalisée à la procréation (AMP) – j’ai déjà raconté tout cela [1]

Mais, aujourd’hui, j’ai décidé de sortir du silence auquel le système me contraint afin de m’élever publiquement contre l’infertilophobie.
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Pourquoi je pense voter Roussel

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Photo : Joel Saget / AFP

Il y a cinq ans, j’annonçais mon soutien à Jean-Luc Mélenchon qui était, alors, le candidat le plus proche de mes convictions et de ce que je défends ici. Je reconnaissais en lui un authentique républicain et appréciais sincèrement la plus grande partie d’un programme juste et raisonnable. Cela ne faisait certainement pas de moi un fan ni un militant : depuis un moment, j’exprimais mes réserves devant les défauts de l’homme, du candidat et de son mouvement, recevant insultes et menaces de ses adversaires mais aussi de certaines de ses groupies qui ne pouvaient supporter que l’on ne se prosterne pas intégralement devant leur grand homme.
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Fractures sociales ; fractures territoriales

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Le thème de la « fracture sociale » fut soufflé à Jacques Chirac pour la campagne de 1995 par le visionnaire Philippe Séguin. Presque trente ans plus tard, le regretté gaulliste social et ardent défenseur de la souveraineté nationale au destin contrarié [1] aurait sans doute bien des choses à nous dire. La question, difficile à l’époque, semble être devenue insoluble, tant elle subsume, aujourd’hui, un nombre vertigineux d’autres tensions dans la société française. À la fracture sociale, sans doute à mettre elle-même au pluriel, s’ajoutent des fractures économiques, culturelles, identitaires, territoriales, générationnelles, idéologiques… qui, sans se superposer tout à fait, s’aggravent mutuellement et concourent ensemble à accroître le ressentiment national.
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Cinquante nuances d’identitaires

les-minions-sur-france-4-comment-leur-etrange-langue-a-ete-creee-2Ils sont tous obsédés par des conceptions réductrices et caricaturales de l’identité : les identitaires [1]. Et pourtant, attention ! Tant de chapelles différentes coexistent qu’il est facile de les confondre et de prendre un intersectionnel islamogauchiste tendance décoloniale pour un indigéniste déconstructiviste canal néoféministe… alors que ça n’a rien à voir !
Enfin presque rien…
Bref, voici un petit guide pour essayer de s’y retrouver [2].
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L’esprit de pesanteur

1024px-pierre_desproges17Nous vivons une époque étouffante, dénuée de tout sens de l’humour, sous la tyrannie du premier degré. Disparues l’ironie, la parodie, la caricature, devant l’incapacité physique de les saisir. Le rire est écrasé sous l’esprit de pesanteur ; la légèreté cède la place au rictus moche, au sourire forcé dans le miroir du selfie. Le narcissisme et l’optimisation de la flemme, qui définissent la culture de l’avachissement, n’autorisent que la jouissance triste et la satisfaction immédiate des désirs.
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Les enfants de Torquemada

Tribunal de l'Inquisition (Goya)
Tribunal de l’Inquisition, Francisco de Goya (1812-1819)

Autoproclamés représentants de minorités supposément opprimées, néoféministes intersectionnels, porte-étendards de conceptions très particulières de la justice, fanatiques « éveillés » (« woke » dans la langue originelle de ce produit d’importation) aux discriminations réelles ou imaginaires… médias et réseaux dits sociaux vivent au rythme de leurs oukases et fatwas. Les Fouquier-Tinville de bac à sable ne supportent aucune restriction à leurs caprices, aucun frein à leurs libertés – quoiqu’ils n’aient pas la moindre idée de ce que signifie ce mot. Ils hurlent à la dictature et au complot contre la jeunesse lorsque des mesures prophylactiques sont adoptées pour protéger la population. Ils combattent la grammaire et censurent la culture au nom d’un féminisme dévoyé et d’un « antiracisme » racialiste. Ils brisent des enseignants et mettent des vies en danger pour complaire aux pires archaïsmes religieux. Tous les prétextes sont bons pour lancer des campagnes dans lesquelles les revendications, pleurnicheries et mises au pilori se mélangent dans un tourbillon de violence et de haine.


Sommaire :
La justice victime du déballage médiatique
Une crise d’adolescence collective
Un puritanisme étouffant


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