
Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour.
Pierre Reverdy
J’ai perdu le droit à mon nom.
Lire la suite…Réflexions sur le politique, par-delà l’écume

Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour.
Pierre Reverdy
J’ai perdu le droit à mon nom.
Lire la suite…
Qui a une plus mauvaise image dans l’opinion publique que les fonctionnaires ? Les syndicats de fonctionnaires. Et autant je me bats constamment pour rectifier celle des premiers, le plus souvent injuste et dictée par les passions tristes de l’envie, de la jalousie et du ressentiment, ainsi que par une méconnaissance profonde du fonctionnement et des missions des services publics et de leurs agents [1] ; autant il m’est difficile de ne pas reconnaître que bien des critiques dirigées contre les seconds ont un certain fond de vérité [2].
Lire la suite…
Aux États-Unis, l’assassinat de Charlie Kirk. En France, le meurtre de Quentin Deranque. Deux militants aux idées contestables (comme le sont toutes les idées dès qu’elles descendent parmi les hommes), tués dans des conditions différentes. Mais dont les morts ont suscité des réactions similaires – surtout : les mêmes justifications. Parce que leurs idées déplaisaient à certains, alors il devenait licite de s’en prendre à eux physiquement, jusqu’à l’élimination. Dont acte.
Lire la suite…
En bon républicain, j’ai en horreur tous les césarismes, j’exècre les aventuriers et les mercenaires, je fuis les obsédés du pouvoir personnel et les sauveurs autoproclamés, je conspue les matamores et les bateleurs, je conchie les imposteurs et les opportunistes.
Lire la suite…
Rien n’est plus maltraité aujourd’hui que la langue. Affadie, affaiblie, abandonnée… le massacre se déroule dans un silence assourdissant puisque que ceux-là qui devraient la chérir et la défendre s’en fichent éperdument. Le vocabulaire se rabougrit, les nuances disparaissent, les mots aux variations subtiles sont remplacés par leurs versions anglo-saxonnes qui perdent l’essentiel de leurs significations dans le voyage transatlantique… ne subsiste qu’un langage sans finesse ni grandeur, seulement utilitariste, à peine efficace pour une communication formelle mais sans doute parfaitement adapté à la culture de l’avachissement [1] : à quoi serviraient une grammaire évoluée et un lexique étendu pour commander sa pitance en ligne ?
Lire la suite…
Quelle chance ont ces nouvelles générations ! Elles vivent une époque en tous points formidable. L’horizon de leurs possibilités n’a jamais été aussi large.
Lire la suite…
On se plaint à chaque nouvelle élection, on se lamente devant les chiffres de l’abstention ; de tous les côtés, on geint, on gémit, on surjoue les pleureuses en jurant que le « premier parti de France », qui ne cesse de croître, va maintenant refluer, sera désormais la préoccupation principale, enfin la cible de toutes les attentions, promis-juré-craché-croix-de-bois, on vous a entendus, Français qui vous abstenez, qui votez avec les pieds, qui préférez aller à la pêche qu’aux urnes, si si, même qu’on a vraiment saisi votre message, jusque-là, on était un peu dur de la feuille, on n’était pas sûr d’avoir bien tout interprété comme il fallait… mais cette fois, c’est pas pareil, ça y est vraiment, on a compris.
Lire la suite…
« On paie trop d’impôts ».
Certes.
Ce cri universel réunit tous les individus, tous les peuples, tous les pays, toutes les sociétés. Il faut néanmoins avouer qu’à l’agacement bien compréhensible se mêlent souvent la mauvaise foi et le ressentiment. Car, quel que soit le montant réellement prélevé de toutes les manières possibles – et, dans ce domaine, l’imagination humaine n’a guère de limite –, c’est toujours trop : celui qui se voit délesté de 70 % de ses revenus réclame un rabais à 50, celui à qui on prend 30 % milite pour descendre à 10… et même lorsqu’on n’en paie point, on voudrait encore en payer moins.
Il serait d’ailleurs, au contraire, bien difficile de trouver quelqu’un qui affirmerait sincèrement vouloir en payer plus… en-dehors d’une clique de quelques milliardaires provocateurs qui s’offrent ainsi à intervalle régulier un petit coup de pub à la générosité feinte.
Trop d’impôts, donc ?
Mouais.
Mais pour quoi faire ? et surtout : « où va l’argent ? », se demande-t-on avec, cette fois, quelque justesse.

Il faut bien qu’un peuple se refasse, et se refasse de toutes ses forces
Charles Péguy

Le légendaire cri du cœur de Pompidou à son jeune conseiller Chirac pourrait tout aussi bien être poussé aujourd’hui, tant tout ce qu’entreprennent nos dirigeants politiques semble fait pour rendre la vie des gens plus difficile, plus compliquée, plus stressante. Des ostréiculteurs obligés d’installer des WC et un lavabo dans tous leurs bateaux aux automobilistes interdits de centres-villes au prétexte qu’ils seraient des « ennemis de la planète », des salariés écrasés par le micromanagement au agriculteurs assassinés par des réglementations que dictent les croyances plutôt que la science, les colères et le ras-le-bol paraissent plus que légitimes.
Lire la suite…