Les gangsters de la République

Nos représentants semblent avoir perdu de vue l’intérêt général, l’honneur et la vertu civique.

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Tristesses municipales

Il me semble toujours très difficile d’analyser les résultats d’élections municipales et, par conséquent, je me méfie des grandes annonces, qu’elles soient émises par les politiques eux-mêmes ou par les éditocrates en tous genres, empressés de plaquer sur le réel leurs grilles de lecture préfabriquées.

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L’Opportuniste

Jeune Homme à la fenêtre, Gustave Caillebotte (1876)

Ça y est : j’ai pris ma carte au RN.
Tu t’en doutais depuis un moment ; cette fois, c’est fait.
J’ai bien regardé partout, j’ai benchmarké tous les partis et, franchement, y a pas photo : pour faire carrière en politique, le RN, c’est le meilleur investissement pour l’avenir.

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Émeutes urbaines : les bons, les brutes et les truands

Destin des Empires – La Destruction, Thomas Cole (1836)

Samedi 31 mai 2025, victoire d’un club de football, le Paris Saint-Germain, dans une quelconque compétition ploutocratique. Onze millionnaires incultes, payés pour jouer à la baballe par un pays ennemi de la France, qui finance les déstabilisations et attentats islamistes qui ont tué des centaines de Français ces dernières années, ont gagné. Grand bien leur fasse. Dans la foulée : comme tout le monde s’y attendait – et s’ils avaient perdu, ç’aurait été la même chose –, des hordes violentes ont déferlé sur les Champs-Élysées pour tout saccager sur leur passage, détruire du mobilier urbain, vandaliser des bâtiments publics et privés, incendier des voitures, piller des boutiques et, le plus amusant aux yeux de ces adeptes de l’adrénaline pour tromper l’ennui, affronter policiers et pompiers à coups de mortiers d’artifices. Il paraît que ça s’appelle « faire la fête ». Cette manière de « faire la fête » ressemble à s’y méprendre à celle que les mêmes emploient pour « protester contre l’injustice » ou pour « manifester leur colère ». Manque d’imagination ? Quel que soit le prétexte, depuis les émeutes de 2005, en passant par celles qui ont achevé le mouvement des Gilets jaunes ou celles de 2023, nous subissons régulièrement ces bouffées de violence. Au point de nous habituer ?

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Démagogues et populistes

Oraison funèbre de Périclès, Philipp Foltz (1877)

Du mouvement d’inspiration socialiste apparu au milieu du XIXe siècle dans la jeunesse dorée russe qui s’attribuait alors un rôle d’avant-garde éducatrice des masses paysannes, ne subsiste aujourd’hui qu’une insulte permettant de rejeter aux marges du politique tous ceux qui osent évoquer les intérêts populaires. Ainsi confond-on la défense du peuple avec le populisme, devenu synonyme de démagogie.

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Un paysage de désolation

Tempête de neige en mer, Joseph Mallord William Turner (1842)

Une semaine après le second tour de ces législatives précipitées, quelques réflexions en vrac sur les « gagnants » et les « perdants » de cette détestable séquence antipolitique.

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Le carnaval des partis

Scène de Carnaval, ou Le Menuet, Giandomenico Tiepolo (1754)
Musée du Louvre, Département des Peintures

Les partis politiques français se livrent à un bal masqué dont plus personne n’est dupe. Dans une entreprise commune d’enfumage généralisé, l’écart entre, d’une part, le positionnement affiché et, d’autre part, les discours, programmes et idéologies, ne cesse de se creuser, à tel point qu’aucun n’occupe sur l’échiquier la place qu’il prétend être la sienne.

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Une bonne guerre ! 2. La nuit la plus longue

Le Siège de Paris, Ernest Meissonnier (1884)

Lundi 23 juin 2025, après-midi

À peine trois heures après l’événement, les députés reprirent leurs travaux dans une ambiance apocalyptique. En ouverture, la condamnation de l’attentat par la présidente de l’Assemblée fut unanimement acclamée sur tous les bancs. Néanmoins, à peine les applaudissements terminés, dans un chaos sonore rarement entendu sous la Ve, le gouvernement fut interpellé de tous les côtés de l’Hémicycle. Sommé par la représentation nationale de donner des nouvelles de la santé du Président et de dire si, comme prévu par la Constitution, l’intérim allait être confié au président du Sénat, François Bayrou, tendu et agressif, répliqua quelques mots cinglants à propos de l’irresponsabilité de ses adversaires, refusa de répondre aux questions des parlementaires et quitta la séance au bout de seulement quelques minutes, sous les huées des oppositions. Les députés macronistes eux-mêmes étaient consternés. Le ministre de l’Intérieur prit la suite et, à son tour, esquiva toutes les questions, prétextant le secret de l’enquête. À droite comme à gauche, les députés manifestèrent leur colère au point que la séance fut rapidement levée.

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Une bonne guerre ! 1. De l’eau dans le gaz

Le Siège de Paris, Ernest Meissonnier (1884)

Mardi 17 juin 2025

Emmanuel Macron enrageait de se sentir si impuissant. Au plus bas dans les sondages après l’échec de son referendum, en début d’année, pour réformer la Constitution et, surtout, faire sauter la limitation des deux mandats présidentiels, il en était réduit à observer les ambitions des uns et des autres. L’ex-Mozart de la finance définitivement hors jeu et devenu encombrant même pour son propre camp, toute la classe politico-médiatique semblait avoir tourné la page du macronisme. On ne pensait plus qu’à 2027, on ne parlait plus que de 2027. Marine Le Pen flottait dans la stratosphère sondagière pendant que les autres candidats putatifs, parmi lesquels une bonne poignée de ministres que le Président ne pouvait plus supporter, se poussaient pour être au premier rang des photographies et, peut-être, au second tour contre la nouvelle madone de l’opinion publique. Dans tous les partis, les lames luisaient.

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Le fléau antisémite

Couverture des Protocoles des Sages de Sion, faux inspirant encore bien des antisémites partout dans le monde.

Depuis l’attaque inouïe du Hamas contre des civils en Israël le 7 octobre dernier [1], comme trop souvent dans l’histoire universelle et tout particulièrement dans celle des juifs, en un retournement abject, les victimes se trouvent aujourd’hui sur le banc des accusés. Pire : les islamistes ont réussi l’odieux tour de passe-passe de transformer dans une bonne partie de l’opinion publique leurs horribles pogroms en actes de résistance et de soulever contre les juifs une internationale antisémite qui ratisse très large.

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