
La beauté est une apocalypse. Elle nous révèle notre désastre intime et nos odeurs de pied. Elle incendie tout sur son passage.
Pierre Jourde, La Marchande d’oublies
Avez-vous jamais ressenti, vous aussi, cet écœurement physique, ce sentiment de claustration panique qui vous prend presque par surprise, lorsque vous levez les yeux et que vous voyez le monde alentour ? Cette tentative d’évasion de vos yeux qui fuient, comme d’eux-mêmes, tout ce qui vous assiège, et échouent à trouver quelque chose sur quoi se reposer ? Cette exigence désespérée, vitale, qui vous étreint les entrailles, d’un havre à habiter, d’une harmonie à retrouver pour oublier, ne serait-ce qu’une seconde, l’agression continue d’un monde qu’édifie l’homme contre lui-même ? Comme une embolie de l’âme qui étoufferait de l’absence de Beau.
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