Combien ça coûte ?

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Avarice, Pieter van Der Heyden (1558)

Avec les grandes manœuvres qui s’organisent pour la prochaine élection présidentielle, nous allons devoir subir l’exercice devenu rituel pour chaque candidat : le « chiffrage du programme ». Ce spectacle, si enthousiasmant qu’il donnerait envie à une araignée de se suicider en se pendant à un fil de sa toile, est devenu un lieu commun de toute campagne. Les candidats se soumettent ainsi, volontairement, aux analyses très-scientifiques d’économistes très-sérieux, dont les oracles déterminent la crédibilité des programmes de gouvernement. Chaque idée, chaque proposition, chaque ligne est mesurée en euros de recette ou de dépense ; chaque hypothèse est évaluée et associée à une probabilité définissant son « réalisme » ; chaque vision du monde est découpée en petits morceaux, tous quantifiés pour déterminer à quel point elle est « soutenable ». Ce bal des faux-culs n’a qu’un seul objectif : asservir le politique à l’économique.
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Et si c’était… Cinci ?

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Mes chers compatriotes, mes chers concitoyens,

Ce quinquennat s’achève. Dans quelques mois se tiendront des élections cruciales. Elles ne doivent pas vous être confisquées. Alors que les deux favoris des sondages se démènent pour nous faire croire qu’il n’existe aucune alternative en-dehors de leur tête-à-tête, les différents partis politiques se montrent incapables de leur donner tort.

Comment peut-on encore parler de démocratie quand l’offre électorale est à ce point affligeante ?
Comment peut-on encore parler de république quand la souveraineté nationale est à ce point bafouée ?

Loin des mensonges néolibéraux qui détruisent depuis des décennies notre modèle de société, loin des folies identitaires qui menacent la cohésion de notre nation, une autre voie existe – juste, cohérente, sérieuse, conforme aux besoins et aux aspirations de l’immense majorité d’entre vous : la République.

Je suis candidat à l’élection présidentielle.
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Mélenchon et LFI : la longue agonie

La Mort de SardanapaleJ’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon en 2017. Je relis ce que j’ai publié alors, et je persiste : à l’époque, c’était le moins mauvais candidat [1]. Il était le seul à proposer un programme économique et social à la fois cohérent et opposé au néolibéralisme représenté par tous ses adversaires. Quant aux principes républicains, laïcité en tête, il y avait encore, alors, suffisamment d’humanistes à les défendre dans son parti pour que l’issue du conflit larvé ne soit pas écrite d’avance. Lire la suite…

Ils ne pensent qu’à ça !

Ils me fatiguent. Ils ne pensent vraiment qu’à ça. Ça : la présidentielle, l’Élysée, bien sûr ! En pleine crise sanitaire, alors que les hôpitaux craquent et que les gens meurent, ils plastronnent et commencent à jouer des coups de billard à quatorze bandes pour griller leurs adversaires putatifs. L’intérêt général ? peu leur importe, seuls comptent les leurs, d’intérêts bien calculés. Les médias, complices de ce théâtre des vanités, s’en régalent, tirant comme toujours des plans sur la comète qui se révèleront aussi faux que les prédictions de leurs drogues sondagières. On s’en fout, ça fait vendre, coco ! À la même époque il y a cinq ans, ils n’avaient pas encore misé sur Emmanuel Macron et affirmaient haut et fort qu’Alain Juppé serait triomphalement élu… ce en quoi, finalement, ils ne se sont pas tant trompés que cela, la politique appliquée étant peu ou prou celle qu’aurait menée n’importe quel candidat LR. Quoi qu’il en soit, tout ce petit monde a décidé qu’à encore un an et demi de l’échéance, la campagne était déjà lancée. Au secours ! Lire la suite…