Le champ politique crève de son inanité intellectuelle. Aucune idée nouvelle, aucun projet de société, aucune vision du monde et de l’homme n’en émerge. On a chanté l’effondrement des idéologies et la fin de l’Histoire, comme autant de bonnes nouvelles. C’est bien à la fin de la pensée que l’on a assisté. Quelles propositions nous font les dirigeants politiques ? À qui ou à quoi se réfèrent-ils ? Sur quoi légitiment-ils leurs discours ? Pourquoi sont-ils à ce point coupés du fourmillement intellectuel que l’on voit dans la « société civile » ?
Catégorie : Res publica
Réflexions sur le politique, par-delà l’écume
Consentement à l’impôt et justice fiscale
Un sondage OpinionWay montrerait que (c’est d’ailleurs par ces mots que commencent nombre de blagues de sociologues à la machine à café… chacun connaît la crédibilité de cet institut) 37 % des personnes interrogées considèreraient l’impôt comme « une extorsion de fonds ».
Rien que ça !
Je ne demanderai même pas quel crétin bas du front a pu imaginer la question de cette manière, en qualifiant l’impôt d’extorsion de fonds ! Et pourquoi pas un sondage où l’on demanderait si l’argent de poche donné aux enfants, c’est du racket ?!
Plus généralement, ce « sondage » stupide est symptomatique d’un mouvement de fond qui commence à me taper sur le système.
Vote = démocratie ?
Entendu sur une chaîne d’information en continu : « le vote c’est la démocratie et la démocratie c’est le vote ». Euh… ben non, pas du tout en fait !
Le républicanisme, c’est quoi ?
Inscrite dans toutes les typologies classiques des formes de gouvernement, la République représente une organisation tempérée, équilibrée, du pouvoir, en opposition à la tyrannie. Cette opposition dépasse néanmoins la pure abstraction formelle d’un traité de science politique, aussi importante soit-elle. Elle s’exprime par la haine viscérale que portent les républicains contre toutes les confiscations du pouvoir par un groupe ou un individu pour leur seul profit. Le républicanisme est une pensée qui s’actualise dans le combat politique. Malheur des républicains qui ne sont jamais aussi grands que sous le joug du tyran !
