Où va l’argent ?

Les Collecteurs d’impôts, Marinus van Reymerswale (XVIe s.)

« On paie trop d’impôts ».
Certes.
Ce cri universel réunit tous les individus, tous les peuples, tous les pays, toutes les sociétés. Il faut néanmoins avouer qu’à l’agacement bien compréhensible se mêlent souvent la mauvaise foi et le ressentiment. Car, quel que soit le montant réellement prélevé de toutes les manières possibles – et, dans ce domaine, l’imagination humaine n’a guère de limite –, c’est toujours trop : celui qui se voit délesté de 70 % de ses revenus réclame un rabais à 50, celui à qui on prend 30 % milite pour descendre à 10… et même lorsqu’on n’en paie point, on voudrait encore en payer moins.
Il serait d’ailleurs, au contraire, bien difficile de trouver quelqu’un qui affirmerait sincèrement vouloir en payer plus… en-dehors d’une clique de quelques milliardaires provocateurs qui s’offrent ainsi à intervalle régulier un petit coup de pub à la générosité feinte.
Trop d’impôts, donc ?
Mouais.
Mais pour quoi faire ? et surtout : « où va l’argent ? », se demande-t-on avec, cette fois, quelque justesse.

Quand on veut tuer son chien…

Les clichés et raccourcis néolibéraux sont bien ancrés dans les esprits, tant du peuple que de ses « élites » : État dispendieux, fonctionnaires improductifs… les mensonges idéologiques se font passer pour des vérités évidentes d’autant plus facilement qu’ils flattent les plus bas instincts et les passions les plus exécrables – l’envie, la jalousie.
Ainsi répète-t-on jusqu’à plus soif que le privé est meilleur gestionnaire que l’État, ce qui n’est qu’une pétition de principe très contestable qui masque opportunément tant l’hétérogénéité des situations du privé où l’excellente gestion côtoie les pires turpitudes, que les véritables faiblesses du public.
Ainsi ressasse-t-on que la dépense publique atteindrait 57 % du PIB, sous-entendant par là que plus de la moitié de la richesse nationale serait dévorée par des services publics obèses… alors qu’en appliquant le même calcul à la dépense privée, celle-ci représenterait plus de 200 % du PIB – non, le PIB n’est pas un gâteau qu’on découperait pour nourrir des fonctionnaires improductifs.
Etc.
Etc.
Fatigue.
Toutes ces manipulations profitent de l’inculture générale et de la mesquinerie vinaigrée des intérêts privés pour déverser une odieuse démagogie antiétatique qui prétend passer normes et fonctionnaires à tronçonneuse.

Les réductions budgétaires menées sans pause ni répit par tous les gouvernements depuis le funeste quinquennat de Sarkozy nous coûtent très cher alors que les institutions et services publics sont à l’os : hôpital, école, justice, recherche, patrimoine, etc. s’écroulent les uns après les autres. Il est devenu « normal » de voir des services d’urgences saturés avec huit heures d’attente et un personnel soignant au-delà de l’épuisement ; l’exode vers les établissements scolaires privés n’est pas le signe d’un succès de l’enseignement catholique mais bien celui de l’inquiétude de beaucoup de parents devant l’effondrement de l’instruction ; la clochardisation de la Justice exaspère les victimes et désespère les magistrats ; les chercheurs en sont réduits à mendier de maigres subventions dans des labyrinthes bureaucratiques d’« appels à projets » ineptes ; les établissements culturels font le tapin pour convaincre de cupides mécènes qu’il est de leur intérêt de les financer pour mieux réduire leurs impôts… Que tout cela est vil et veule !

Du côté des recettes, les manques à gagner sont considérables. Les crédits d’impôts, baisses des charges et autres cadeaux fiscaux gracieusement offerts par tous les bords politiques, pour des raisons idéologiques ou clientélistes, ont reporté la charge de l’impôt toujours sur les mêmes contribuables qui voient chaque année augmenter leurs impôts, leurs charges et leurs taxes. Dans ces conditions, l’efficacité de l’argent public est un problème réel et l’impression de beaucoup de citoyens de ne pas en avoir pour leur argent, lorsqu’ils comparent leur salaire brut et leur salaire net, paraît à la fois tout à fait justifiée et bien peu étonnante, en regard des services rendus.

Pourtant, si l’État veut faire des économies – ce qu’il doit faire impérativement –, ce n’est pas sur le dos des services ni des agents publics qui, depuis vingt ans, subissent de leur côté une cure d’austérité catastrophique et dont la paupérisation assumée, planifiée, encouragée – les salaires réels ont depuis longtemps décroché par rapport au privé et à l’économie du pays – explique largement la crise très compréhensible des vocations. Mais la fabrique des boucs émissaires tourne parfaitement pour jeter les fonctionnaires, premières victimes de cette gestion déplorable de l’État, en pâture aux foules sentimentales.

Les énarques, grands spécialistes de l’abjection de conscience, ont été les premiers à céder aux séductions du mortifère new public management ; et plutôt que de remplir leurs devoirs de serviteurs de l’État, les petits besogneux combinards obsédés par leur plan de carrière bien plus que par l’intérêt général ont préféré le découper, le sabrer, le vendre au rabais, pensant ainsi se laisser glisser paresseusement sur le plan incliné de la modernité… alors qu’en réalité, ils poussaient la France dans le précipice. Ce ne sont pas des hommes, ce sont des tiroirs-caisses. L’État ? Mais il n’y en a plus ! Plus qu’une demeure grise entourée de ronces et de ruines. Les ministères sont des bateaux ivres sans capitaine ni équipage et qui prennent l’eau de toute part ; il n’existe plus rien de tel qu’une politique nationale, rien qui puisse ressembler à un pilotage national, dans aucun domaine.

Ceux qui s’en mettent plein les fouilles

Les établissements et les agents sont les témoins quotidiens d’une véritable hémorragie d’argent public qui n’irrigue plus les services publics et déséquilibre gravement le système de redistribution. Faire des économies nécessite une réforme profonde du fonctionnement de l’administration [1], en particulier en matière de management et de marchés publics, afin de mettre fin à cette hémorragie que les fonctionnaires déplorent : ce qui devrait être utilisé pour le service public part directement dans les poches d’entreprises privées parasites qui se nourrissent grassement sur la bête, au détriment de l’intérêt général… et des autres entreprises exclues de ce jeu malsain.

Les principes sur lesquels reposent aujourd’hui les règles et le fonctionnement de la commande publique peuvent s’interpréter à la fois comme très vertueux – s’assurer que l’argent public n’est pas gaspillé – et comme très contestables – l’agent public est considéré a priori comme incompétent et malhonnête. Ils conduisent à une enflure bureaucratique incontrôlée et à une paperasserie proprement délirante ; la pinaillerie des procédures en matière d’appels d’offre et de marchés publics confine au sadomasochisme. Les dossiers à constituer sont aussi horribles pour ceux qui les remplissent que pour ceux qui les dépouillent et requièrent, aussi bien des entreprises qui répondent que des administrations qui analysent les offres, des compétences et un temps considérables.

Par conséquent, dans bien des domaines, seuls quelques acteurs peuvent se permettre d’y consacrer les forces nécessaires, faussant ainsi de facto la concurrence. Combien d’établissements, combien d’administrations, combien de services constatent que ce sont toujours les mêmes qui répondent et remportent les marchés publics… et récupèrent leur investissement en pratiquant des prix bien trop élevés pour les services rendus. La méticulosité paranoïaque qui entoure la commande publique, dans un geste scorpionesque, se retourne contre elle-même et aboutit à des véritables arnaques aux marchés publics. Le résultat : des prestations trop chères et médiocres, voire dysfonctionnelles. Et l’on se demande pourquoi, dans les établissements publics, les prestations de gardiennage, de ménage, etc. oscillent toujours entre minables et catastrophiques. On se moque du monde !

Les dogmes du new public management prônent l’externalisation à tous les niveaux. Les cabinets de conseil en tous genres, régulièrement mis en cause dans la gabegie d’argent public, sont bien sûr en première ligne mais ils ne sont pas les seuls. Les externalisations font payer à l’État jusqu’à 160 milliards d’euros par an à des prestataires privés. Si certaines sont tout à fait justifiées lorsqu’elles touchent à des domaines trop éloignés du cœur de métier et font appel à des profils impossibles à trouver dans les corps de titulaires, la plupart ne servent en général qu’à court-circuiter services et administrations qui possèdent en interne les compétences idoines et une bien meilleure connaissance des dossiers, ou qui pourraient recruter, selon le cas de figure, sur des postes pérennes ou temporaires. Or, afin de ne pas accroître la masse salariale et prendre le risque de buter contre les fameux plafonds d’emplois, on perd les compétences et on dépense beaucoup plus en prestations extérieures de piètre qualité.

Une gestion saine des deniers publics exigerait une refonte complète de la commande publique, pour que plus d’entreprises privées puissent y avoir réellement accès, que les agents publics bénéficient d’une plus grande latitude de décision et ne soient pas fliqués comme d’irresponsables gaspilleurs (les contrôles sont, bien sûr, nécessaires, mais sans se muer en opérations dignes des pires gestapistes de salon), que les bureaux des marchés appliquent avec plus de fermeté les pénalités prévues mais très rarement appliquées, que les services soient autorisés à recruter de manière pérenne ou temporaire en fonction des besoins réels et cessent de déléguer à des prestataires extérieurs des pans entiers de leur activité.

Ceux qui gaspillent l’argent public

L’honnêteté exige de reconnaître également que toutes les structures publiques, toutes les administrations, tous les ministères, toutes les collectivités ne sont pas toujours exemplaires. Rapide tour d’horizon, incomplet, de quelques économies possibles sans affaiblir encore plus les services qui souffrent déjà suffisamment (et je n’aborde pas ici la question des équilibres du système de redistribution, retraites en tête, qui relèvent de choix politiques d’un autre ordre).

Bien des économies pourraient, devraient être faites en s’attaquant, par exemple, à cette « aide au développement » qui n’est rien d’autre qu’une gabegie sans nom. Chaque année, des milliards d’euros partent à l’étranger pour financer, au mieux de projets sans aucun intérêt pour la France (le métro d’Abidjan, sérieusement ?), au pire des mafias criminelles et des terroristes qui nous menacent.

Depuis quelques décennies, l’inflation de comités Théodule, Autorités administratives indépendantes (les fameuses AAI) et autres structures technocratiques doublonnent les services des ministères et exonèrent les ministres de leurs responsabilités sans les garde-fous et contrôles administratifs et démocratiques nécessaires. Certains sont conçus précisément pour cela, d’autres pour recaser quelque tricard de la politique, quelque affidé qu’il faut remercier pour services rendus… si peu pour l’intérêt général. Un grand coup de balai et la redirection des financements vers les administrations normalement chargées des sujets concernés seraient salutaires.

Et puisqu’on s’intéresse aux ministres, leur train de vie mérite d’être observé avec un peu plus d’attention. Tout particulièrement, les scandales réguliers au sujet de commandes de prestations de services (coucou les cabinets de conseil) hors de tout contrôle et du mélange des genres entre l’argent destiné à l’action ministérielle et sa dépense au service du développement de carrière du ministre ne modifient guère des pratiques qui relèvent de la prévarication, voire de la corruption pure et simple. Nos dirigeants politiques, dont certains accumulent les complicités coupables avec les ennemis de la République et de la France, se distinguent par leur incompétence et leur incapacité à gérer correctement les finances de la nation.

Ils ne sont pas les seuls. Dans quelques secteurs gangrénés par l’idéologie, qui font passer le militantisme avant l’intérêt général, l’argent public sert à financer la propagande partisane. Ainsi assistons-nous à la déliquescence de l’audiovisuel public dont bien des chaînes et stations n’assurent plus leur rôle de référence dans le traitement de l’information ; ainsi subissons-nous trop souvent la trahison de l’action syndicale, devenue rente au service d’une idéologie qui n’a rien à voir avec la défense des agents, et sa mutation en un système proprement mafieux ; ainsi…

Mais c’est peut-être encore à l’échelle locale que les économies possibles sont les plus importantes. Les strates technocratiques des « grandes régions » et des diverses intercommunalités, dénuées de toute légitimité politique et démocratique, étouffent les échelons démocratiques que sont les communes, les départements et l’État : elles devraient être supprimées sans autre forme de procès et leurs compétences et budgets répartis entre les trois niveaux cités. Plus généralement, une grande réforme territoriale paraît nécessaire. Force est de reconnaître que les différents vagues de décentralisation n’ont en rien accru la démocratie locale mais, au contraire, ont reconstitué de véritables fiefs médiévaux aux mains de petits potentats qui dépensent l’argent public n’importe comment et règnent sur des aréopages de courtisans aussi veules qu’incompétents (les similitudes avec les universités depuis la sinistre loi LRU sont d’ailleurs frappantes).

La Ville de Paris est, à ce titre, l’exemple le plus criant de la dilapidation ubuesque d’argent public – mais bien d’autres municipalités souffrent des mêmes tares. Les projets délirants qui financent à coups de millions d’euros publics des associations fumeuses en France et l’étranger (l’installation de ruches au Togo ? vraiment ?), dont les seules productions, souvent risibles quand elles ont la chance d’exister, masquent à peine le véritable objectif de ce racket : entretenir le copinage et le clientélisme. Il y a quelque chose de pourri au royaume des collectivités territoriales, qui subissent d’importants problèmes de recrutement, de compétences, de népotisme avec le recours massif à la contractualisation de complaisance pour récompenser les proches, les affidés et les mafias. La fonction publique territoriale, quant à elle, est d’une hétérogénéité contradictoire avec l’idée même de service public et ses modalités de recrutement se révèlent très éloignées de ce que doivent être les concours de la fonction publique, sanctionnant un niveau de compétence souvent trop faible. Elle doit être intégralement repensée et reprise en main par l’État pour sortir de situations catastrophiques.

On ne badine pas avec la souveraineté

L’implication de l’État dans l’économie du pays n’a rien du « soviétisme » auquel le réduisent abusivement les zélotes du Saint Marché – à l’hypocrisie bien assurée puisqu’ils sont les premiers à réclamer de l’argent public pour sauver leurs intérêts en danger. Il s’agit, au contraire, d’un interventionnisme nécessaire à la souveraineté nationale. Et, de ce côté-là, encore, les trahisons des dirigeants politiques et des très hauts fonctionnaires ont provoqué tant un appauvrissement qu’un affaiblissement critiques de notre nation : vente de notre patrimoine, de nos fleurons nationaux et jusqu’à nos infrastructures (aéroports, autoroutes…), sabotage en règle de notre tissu industriel, perte des technologies et des brevets, disparition de nos usines et de nos emplois… la liste est longue, hélas, des renonciations qui ont conduit à l’actuelle provincialisation de la France dans le jeu international.

Il y a seulement quarante ou cinquante ans, la France tenait la dragée haute aux États-Unis et à l’URSS dans la plupart des industries de pointe : TGV et Concorde, nucléaire et télécommunications, santé et recherche médicale… Notre école et notre hôpital étaient parmi les meilleurs du monde, nos écoles d’ingénieurs formaient une élite scientifique dont l’industrie française profitait pleinement. Quant à l’idée selon laquelle l’Europe serait la bonne échelle pour une France devenue trop petite dans la compétition internationale, c’est une fable. D’une part, ni le Japon, ni la Corée, ni Taïwan, ni Singapour ne pâtissent de leurs dimensions ; d’autre part, l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui ne sert que les intérêts de l’Allemagne, au détriment des nôtres.

C’est pourquoi une politique volontariste de réindustrialisation est absolument nécessaire. Partout ailleurs, l’État (s’)investit massivement dans l’économie nationale et en demeure le principal moteur et protecteur : les États-Unis pas plus que la Chine n’appliquent les billevesées du libre-échangisme que professent religieusement les petits gris de l’axe Bercy-Bruxelles-Berlin, qui ont détruit notre économie et notre industrie pour transformer la France en un vaste parc d’attraction à touristes de masse. Chaque pays, chaque nation possède son modèle propre, adapté à son histoire, à sa culture, à son tissu économique, à ses traditions, à sa vie politique, à ses forces et à ses faiblesses, à son Volksgeist, s’il faut employer un gros mot. Le modèle français, qui répugne tant à nos chères élites, vaut bien ceux de l’Allemagne, des États-Unis, de la Chine ou de l’Inde.

Or c’est ce modèle, qui allie planification intelligente, intervention de l’État, appui de la puissance publique à des géants nationaux autour desquels se construit un tissu dense de PME, qui est aujourd’hui à terre. La commande publique fait vivre des milliers d’entreprises – outre les parasites évoqués plus haut. Et lorsque l’État ne joue plus le jeu, tout cela s’effondre. La question des établissements publics mauvais payeurs, par exemple, doit être fermement réglée, d’autant qu’en la matière, la sinistre réputation de certains contamine toute la fonction publique. Par manque de moyens ou, malheureusement, parfois par incompétence, on en voit étrangler leurs fournisseurs au point que plus personne ne souhaite répondre à leurs demandes. Conséquence scandaleuse : des petites entreprises sont amenées à faire faillite parce que leurs clients publics ont été incapables de payer leurs factures dans des délais raisonnables (les universités en sont un exemple déplorable mais pas le seul).

Au contraire, la fermeté et la rigueur de la dépense publique doit soutenir les entreprises et relancer le développement des industries en France. Et non pas se perdre dans des impasses idéologiques. Alors que nous possédions un avantage extraordinaire, notre filière nucléaire a été sciemment détruite au profit des intérêts germaniques. Nous dépensons des milliards d’euros – « un pognon de dingue » ! – pour des moulins à vent qui ne produisent rien, détruisent nos paysages, stérilisent les sols, altèrent les écosystèmes, polluent l’environnement avec des matériaux qu’on ne recyclera jamais… le type qui a réussi à faire croire que les éoliennes étaient écologiques est sans doute le plus grand escroc de l’histoire moderne. Une politique énergétique rationnelle et fondée sur la science appelle à cesser immédiatement ces folies et à investir dans l’énergie la plus verte qui soit : le nucléaire. L’idéologie nous a fait suffisamment de mal comme ça.

*

Le consentement à l’impôt exige qu’il soit juste, que l’on en comprenne le calcul et que l’on en perçoive l’intérêt. Autrement dit, que l’individu qui cède à l’État une part de sa richesse reçoive en retour, de la collectivité, des services à la hauteur. Or l’État, attaqué de toutes parts, affaibli et trahi, ne paraît plus remplir ses missions essentielles, pendant que, de leur côté, les citoyens s’effacent devant les consommateurs, sombrent dans un égoïsme narcissique dopé aux écrans, et que toutes les formes de solidarité se dissolvent.

Cincinnatus, 2 février 2026


[1] J’ai déjà largement détaillé une liste conséquente des actions concrètes à mettre en œuvre dans mon billet « Rénover la fonction publique ? Chiche ! ». Un décideur politique bien avisé n’aura qu’à s’y servir, c’est cadeau !

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Cincinnatus

Moraliste (presque) pas moralisateur, misanthrope humaniste, républicain râleur, universaliste lucide, défenseur de causes perdues et de la laïcité, je laisse dans ces carnets les traces de mes réflexions : philosophie, politique, actualité, culture…

2 commentaires sur “Où va l’argent ?”

  1. J’ai encore une fois beaucoup apprécié votre billet qui montre très bien comment les approches idéologiques sont des impasses pour toute réforme efficace de l’Etat, réforme pourtant urgente. Votre billet peut être complété par la lecture du dossier « L’Etat, mère protectrice ou père abusif » dans la revu Elément de février-mars et en particulier par la lecture de l’article de Guillaume Travers qui a une approche similaire à la votre.

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