Le cas Valls

Nom : Valls
Prénom : Manuel
Surnom : « Sarko de gauche », « Kommandantur » (lorsqu’il dirigeait la communication de campagne du candidat Hollande), « Pepe » (pour Cécile Dufflot qui connaît ses classiques gaulois)…
Parti : Parti socialiste dont il aimerait bien changer le nom
Famille de pensée politique : drôle de tentative de marier la carpe républicaine et le lapin libéral

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Les lectures de Cinci : deux économistes à contre-courant

Je n’aime pas les économistes. Du point de vue de la philo, ils prostituent la pensée. Du point de vue des math, ils prostituent la science. Dans tous les cas, ils me débectent par leur arrogance et leur prétention à élever leur discipline au rang de science exacte exerçant un magistère tyrannique sur l’ensemble des autres disciplines inféodées à son utilitarisme. Tous ? Non. Heureusement, quelques-uns ne se vautrent pas dans l’hybris caractéristique de beaucoup de leurs confrères. En voici deux qui nous réconcilieraient presque avec les économistes : Bernard Maris et Yanis Varoufakis.

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9782246852193-xEt si on aimait la France, Bernard Maris, Grasset, 2015.

Le livre en deux mots

Le regretté Oncle Bernard nous a laissé un dernier ouvrage plein de lumière. Sans point (ni d’exclamation ni d’interrogation), il nous invite à simplement aimer notre pays. Il en livre un portrait lucide, amer parfois, amusé souvent, inquiet toujours. Lire la suite Les lectures de Cinci : deux économistes à contre-courant

Les lectures de Cinci : le règne des médiocres

La Médiocratie, Alain Deneault, Lux, 2015.

1776045-gfLe livre en deux mots

Le philosophe et professeur de science politique à Montréal Alain Deneault pourfend avec une joyeuse ironie l’extension du domaine de la médiocrité. S’attaquant successivement aux mondes 1/ de l’université et de l’expertise, 2/ des grandes entreprises et de la finance, et 3/ de la culture, il décrit un paysage ravagé par la rapacité et l’égoïsme, valeurs cardinales du néolibéralisme. Ce regard, porté depuis le Canada, offre une perspective salutaire. Lire la suite Les lectures de Cinci : le règne des médiocres

Le cas Hollande

Nom : Hollande
Prénom : François
Surnom : « Fraise des bois » (pour Laurent Fabius), « Monsieur petites blagues » (toujours Laurent Fabius), « Guimauve le conquérant » (pour Guillaume Bachelay, lieutenant de… Laurent Fabius, décidément !) « Flanby » (pour Arnaud Montebourg), « Gauche molle » (contrepèterie élégante signée Martine Aubry), « Capitaine de pédalo » (pour Jean-Luc Mélenchon), « Pépère » (à l’Élysée : on n’est jamais mieux trahi traité que par les siens), « Le Pingouin » (pour Carla Bruni-Sarkozy), « Moi, je » (pour Nicolas Sarkozy)…
Parti : les ruines de Solferino
Famille de pensée politique : prestidigitateur de la synthèse, libéral de gauche

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Le cas Sarkozy

Nicolas SarkozyNom : Sarkozy
Prénom : Nicolas
Surnom : « Naboléon », « Nicolas le Petit », « Iznogoud », « le Nain », « l’Aut’ taré », « l’Hyperprésident », « Joe Dalton », « le Traître », « le Voyou de la République », « le Boss », etc. etc.
Parti : créateur de LR pour faire oublier qu’il a coulé l’UMP
Famille de pensée politique : grand maître de l’opportunisme, apprenti-sorcier de l’alliance libérale-identitaire

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Des réformes et des réformistes

Comment le beau mot de réforme, synonyme pendant longtemps d’amélioration des conditions de vie et de travail pour la majorité, en est-il venu à signifier le recul des droits pour la plupart ?

Jadis, c’est-à-dire jusqu’à il y a quelques décennies – à l’échelle d’une société, c’est peu, si peu –, une réforme consistait en le résultat d’une lutte idéologique et politique, souvent doublée de ce que l’on n’appelait pas encore un « mouvement social » (insupportable novlangue). Lorsque la gauche s’intéressait encore au peuple et assumait l’héritage de la Révolution, le camp des « réformistes » regroupait tous ceux qui pensaient possible, donc nécessaire, l’octroi de nouveaux droits aux individus – à tous les individus, quelles que soient leurs origines, leurs richesses, leurs places ou leurs fonctions. Lire la suite Des réformes et des réformistes

Le cas Juppé

Alain JuppéNom : Juppé
Prénom : Alain
Surnom : « Le Meilleur D’Entre Nous » (pour Jacques Chirac), « Papy » (pour Sarkozy), « Nestor », « Crâne d’œuf », « le Caribou de Bordeaux »…
Parti : résigné de LR, fondateur de l’UMP, nostalgique du RPR
Famille de pensée politique : fossoyeur du gaullisme, libéral de droite
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Winter is coming

Les soubresauts d’un monde qui s’effondre suffisent-ils pour espérer autre chose que des convulsions d’agonie ?

Je suis pessimiste. Je pense que nous devons nous préparer à de nombreuses années difficiles : la dissolution de la République ; l’arrivée au pouvoir de gouvernements bien plus à droite que ce que nous avons connu ; l’inscription dans notre quotidien d’attentats réguliers et chaque fois plus meurtriers. Lire la suite Winter is coming

« It’s the economy, stupid »

La formule est signée James Carville, stratège de Bill Clinton pour sa campagne victorieuse contre George H. Bush en 1992. Initialement destinée aux équipes de militants, elle était affichée dans le quartier général, accompagnée de deux autres : « Change vs. more of the same » et « Don’t forget health care », vite oubliées. Son efficacité rhétorique l’a très rapidement transformée en slogan de campagne, repris, modifié, parodié dans toutes sortes de contextes. D’une simplicité désarmante, volontairement provocante et agressive, elle signifie que l’économie est l’enjeu central sur lequel axer toute la campagne, que c’est en se concentrant exclusivement dessus que l’on remportera la victoire, que tout le reste (le politique en particulier) n’a aucune espèce d’importance puisque c’est l’économie qui décide de tout, qui dicte sa loi et qui définit l’agenda politique. Si vous n’avez pas compris que seule compte l’économie, vous être stupide ; circulez, y a rien à voir.
Mouais.

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Le débat public au piège des médias de masse

 

Citoyens,

C’est avec humilité et colère que je me présente aujourd’hui devant vous, en simple serviteur de l’intérêt général. Ardent défenseur de la liberté de la presse, je dois élever la voix pour accuser les médias de masse de quatre crimes commis à la fois contre la nation que vous incarnez, et contre l’éthique journalistique qui devrait présider à leur action. Lire la suite Le débat public au piège des médias de masse