Les offensés professionnels

Tintin au pays de l’or noir, Hergé (1950)

La chouinocratie gangrène notre démocratie. Étudiants traumatisés parce qu’on leur a montré un film de Kubrick (odieuse pornographie patriarcale, comme chacun sait) ou par la lecture d’un roman de Mark Twain (dans lequel le mot « nègre » apparaît sans qu’ils aient été dûment prévenus par lettre recommandée avec accusé de réception ni reçu un doudou et un bonbon pour apaiser leurs émois), croyants qui exigent péremptoirement le respect de leur religion et l’instauration d’un nouveau délit de blasphème, activistes menaçant de mort toute personne qui oserait affirmer qu’une femme est une femme… des individus à la sensibilité à fleur de peau, exaltés contre tout ce qui ne leur ressemble pas, sombrent dans la complainte victimaire et s’imaginent à la fois les plus malheureux et les plus vertueux de l’histoire de l’humanité. Le monde entier doit se mettre au diapason de leurs caprices et de leur sensiblerie autoritaire, et protéger leurs nerfs fragiles contre tout ce qui pourrait venir les contrarier. Fiers de leur « déconstruction », ils s’estiment avoir atteint le plus haut sommet de l’évolution humaine, depuis lequel ils peuvent juger l’ensemble de leurs semblables – passés et présents – à l’aune de leurs obsessions.

Censurer pour ne point blesser

Ainsi se multiplient les « trigger warnings » (notion importée du monde anglo-saxon, évidemment !), ces avertissements au public destinés à prévenir que des contenus sont susceptibles de choquer, voire de provoquer de véritables traumatismes psychologiques aux pauvres petits choupinets qui y sont exposés.
Films, y compris et surtout des décennies précédentes, séries télévisées (et même les dessins animés de notre enfance !) : le domaine du traumatisant ne cesse de s’étendre au-delà de toutes les bornes du bon sens.
Jusque dans les musées fleurissent les contextualisations et avertissements moralisants qui font fi de l’histoire, de la science et de l’intelligence, pour devancer les appréhensions. Et peu importe que la relation directe du spectateur à l’œuvre en devienne impossible puisqu’entre les deux s’impose un discours fantaisiste et lourdingue à la moraline gluante : seul compte le mauvais buzz ainsi évité par cette prophylaxie délirante.
En littérature, au nom du Bien©, on réécrit les livres pour les expurger de tout ce que la bien-pensance juge néfaste : d’Agatha Christie à Roald Dahl et au Club des cinq (si si !), tous les auteurs du passé doivent se retourner dans leur tombe. Quant aux vivants, un nouveau métier a fait son apparition pour s’assurer qu’ils respectent bien toutes les petites névroses et angoisses de toutes les minorités autoproclamées : les « sensitivity readers » (encore un produit d’importation…), nouveaux censeurs du politiquement correct, traquent les écarts à la rectitude morale du moment et garantissent aux éditeurs la sérénité que seul peut apporter l’ouvrage aussi moralement sûr que littérairement insipide – succès de librairie assuré.

There is no such thing as a moral or an immoral book. Books are well written, or badly written. That is all.
Il n’y a rien de tel qu’un livre moral ou immoral. Les livres sont bien écrits ou mal écrits. C’est tout.
(Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray)

Nos offensés au désarroi à la demande s’attaqueront prochainement à Wilde et, n’en doutons pas, il en restera bien peu de chose !

Cette censure s’applique avec les meilleurs sentiments du monde au nom d’un art qui serait bon parce qu’inclusif, progressiste, diversitaire, communautaire, végan, antispéciste, féministe, respectueux des minorités, des religions, de l’environnement, des sensibilités, des croyances… de chacun et de tous, de telle sorte que toute œuvre, tout discours, toute pensée même, qui pourrait éventuellement froisser quiconque bascule nécessairement dans le camp du Mal. Or le terrain de jeu de la susceptibilité étant infini, il viendra toujours un imbécile vous accuser que votre virgule le blesse dans ce qu’il a de plus intime – et de lâcher les hordes hargneuses sur les réseaux dits sociaux pour défendre son droit à n’être pas heurté par votre odieuse virgule [1].

L’intimidation par l’intime

La censure la plus efficace est toujours l’autocensure. Combien d’universitaires et d’enseignants du secondaire, de peur de subir une cabale diffamatoire dont leur carrière ne se remettrait jamais, aseptisent volontairement leurs cours au point de servir une bouillie infâme à des étudiants et des élèves incultes et, pour beaucoup, analphabètes ? Combien renoncent à étudier certaines œuvres parce qu’ils savent qu’ils devraient justifier indéfiniment leurs choix, mis en cause parce que l’auteur n’a pas le bon pedigree ou qu’une scène déplaît à un étudiant traumatisé par le manque d’égard du méchant professeur ? Combien confortent les illusions de ces pauvres petits êtres si sensibles en leur donnant des notes irréalistes ? Dans toutes les disciplines, sous le prétexte fallacieux de « bienveillance » se cache la trouille, hélas justifiée, des maîtres, quand ce n’est pas une veule collaboration aux psychoses modernes. En sortent renforcés les petits tyrans ignorants qui font la loi dans les universités, les lycées et même les collèges, en imposant leurs délires et tabous.

Il y devient de plus en plus difficile de dire ce qu’on pense. Pire : de dire ce qui est. Et la folie collective qui s’abat sur les campus en déborde un peu partout grâce aux réseaux dits sociaux et à la capitulation de ceux qui devraient servir de rempart à cette inculture fière d’elle-même. Affirmer des évidences expose le téméraire à la vindicte publique. Les exemples se succèdent. Récemment, après l’auteur britannique J.K. Rowling, c’est l’universitaire Kathleen Stock qui a subi les attaques violentes du lobby transactiviste à Oxford. Et quand ce ne sont pas ceux-là qui font l’actualité, ce sont les antiracistes racialistes ou autres identitaires bas du front qui utilisent le suffixe –phobie pour stigmatiser leurs agresseurs imaginaires. Forts de leurs sentiments de toute-puissance et d’impunité, ils décident de qui a voix au chapitre, mettent tout en œuvre pour interdire les paroles divergentes et rendent impossible toute discussion, au prétexte qu’ils risqueraient d’être effarouchés.

Les listes s’allongent chaque semaine, d’une part des individus menacés pour avoir exprimé leur opinion ou un simple fait qui aurait heurté la sensibilité d’une catégorie quelconque de la population organisée en milice de la bien-pensance ; d’autre part des mots interdits, notions tabous, concepts prohibés. Dans beaucoup d’histoires pour enfants (au premier chef Harry Potter de J.K. Rowling, ironie amusante), le nom du méchant ne doit pas être évoqué sous peine de le faire apparaître, de lui rendre la vie ou autre… les variations sont nombreuses mais reviennent toutes au même : prononcer le nom, ou le mot, fait basculer la personne, ou la chose, dans le réel. Ce nouveau puritanisme fonctionne exactement de la même manière : écrire, lire ou dire certains mots provoquent un effet physique sur les individus. Le mot lui-même se voit conférer un pouvoir délirant. « Nigger » (« nègre »), par exemple, est remplacé par l’expression « N-word » (« le mot en N ») pour ne pas choquer – quels que soient le contexte et la phrase, dire « Nigger » est traumatisant mais dire « N-word » ne pose pas de problème !

Plus encore que les actes, les faits ou les événements, ce sont donc les mots et les discours qui offusquent prioritairement les nouveaux écorchés vifs. En faisant du « ressenti des concernés » le seul argument admissible contre lequel rien ne peut être opposé, l’espace public de libre expression se mue en arène où il ne s’agit plus de s’affronter avec des arguments et des raisonnements pour armes – mais où tout débat est annulé par l’intime. L’espace public est envahi et balayé par l’hémorragie de l’intimisme.

Le renversement identitaire

Tout tourne autour de l’identité. Mais d’une conception extrêmement pauvre et biaisée de l’identité. Schématiquement, celle-ci peut se concevoir comme l’accumulation de trois strates.

La première concentre tous les éléments innés liés à mon héritage génétique et auxquels je ne peux remédier réellement : je peux mettre des lentilles et teindre mes cheveux, mes yeux seront toujours marrons ou bleus et mes cheveux noirs ou roux, je peux faire autant d’étirements que je veux ou mettre des talonnettes, si je mesure un mètre soixante-dix, jamais je ne ferai un mètre quatre-vingt, je peux adorer les gâteaux, si je suis diabétique il vaut mieux que je fasse attention, etc. Outre les expressions physiques macroscopiques du génotype, le sexe ou les inclinations du désir érotique, bien entendu, font partie de ces caractères liés au patrimoine chromosomique de l’individu, immuable. Tout cela fonde mon identité, je peux éventuellement jouer avec certains traits, ruser avec d’autres voire les nier, mais ne puis faire qu’ils ne soient pas ni qu’ils soient autres que ce qu’ils sont.

Dans la deuxième se retrouve tous ce qui m’a été transmis, principalement dans l’enfance et de mes parents, sans que je l’aie choisi : la culture dans laquelle j’ai baigné, la religion qui m’a été inculquée, la langue maternelle avec laquelle j’ai appris à parler… Tout cela me constitue au moins autant que mes chromosomes mais, à leur différence, ces traits ne sont soumis à aucune fatalité. Bien que je n’en sois en rien responsable (comme pour la première strate), je peux m’en détacher, plus ou moins facilement : je peux m’arracher à ma première culture pour en rejoindre une autre, je peux abandonner la religion qui a bercé mon enfance pour en rejoindre une autre ou aucune, je peux même apprendre d’autres langues au point de ne plus penser dans ma langue maternelle… Comme je peux aussi choisir d’assumer tout ou partie de ces éléments de mon identité, bien que je ne les aie pas choisis originellement – et ainsi décider d’être fier de ma culture, de ma religion ou de ma langue maternelle, pour ce qu’elles peuvent représenter historiquement, intellectuellement, politiquement, que sais-je encore.

Enfin, avec la troisième strate viennent toutes les rencontres fortuites ou désirées, toutes les lectures, toutes les expériences… desquelles je choisis de retirer – ou plutôt : de garder – quelque chose. Tous ces hasards et tous ces événements qui m’enrichissent parce que j’en assimile (au sens métabolique du terme) une partie. C’est cette part-là qui, des trois, rend le plus l’identité individuelle mouvante, en perpétuelle évolution. L’identité croît, elle s’augmente des expériences vécues de telle sorte que celui que je suis enfant, à vingt ans, à quarante ou à quatre-vingts est le même et différent à la fois. Dans cette troisième strate, les goûts et les aversions, les opinions et les points de vue, les options philosophiques et les visions du monde, s’appuient sur la strate intermédiaire, y puisent des justifications tant pour leur permanence que pour leurs changements.

Il est frappant de voir que nos offensés, parce qu’ils n’admettent que ce qui est conforme à leur construction identitaire très-pauvre et très-fragile, renversent tout cela cul par-dessus tête ! Les religions, par exemple, qui appartiennent à la deuxième voire à la troisième strate, sont considérées comme à ce point enracinées, indéboulonnables, indiscutables, qu’elles ne peuvent supporter la moindre critique, la moindre remise en cause – quant à l’apostasie, elle est vécue comme une insulte à la religion ! En revanche, les caractères biologiques de l’identité, par exemple le sexe, sont présentés comme des paramètres modifiables à volonté. Les identitaires s’arrogent ainsi le pouvoir de dire ce qu’ils sont, y compris contre toute réalité biologique. Et, dans leur hybris de prétendre plier le réel à leurs caprices, ils vont jusqu’à assigner aux autres ce qu’ils projettent sur eux : dire ce que les autres sont. On retrouve ici les considérations précédentes sur le pouvoir disproportionné accordé à certains mots et les superstitions puériles associées, avec la croyance dans le pouvoir performatif de la parole – énoncer quelque chose suffit à le rendre réel : je suis ce que je dis que je suis et tu es ce que je dis que tu es – qui n’est, finalement, qu’une forme très bête de pensée magique. Quoique pré-rationnelle et anti-rationnelle, cette « pensée » (qui ne pense guère) se révèle, hélas !, d’une efficacité diabolique dans une époque qui préfère l’obscurantisme aux Lumières, les sorcières aux ingénieurs, les croyances aux faits et les sensibilités exacerbées d’enfants capricieux à la raison.

Fragilités tyranniques

Mais que tout cela est puéril ! Que tous ces adultes qui n’ont jamais quitté l’adolescence manquent d’humour et de légèreté ! Leurs blessures narcissiques dégoulinent en un déversement de bile. Ces tyranneaux de bac à sable ne se sentent en sécurité qu’au sein d’un cocon hyperprotecteur qui flatte leur égocentrisme exorbitant. L’hypersensibilité agressive de ces gamins sans aucun surmoi est le reflet d’une mégalomanie imbécile. Il y a quelque chose de l’ordre du psychiatrique dans ces fantasmes de toute-puissance. Ils ont rompu les amarres avec la réalité parce que celle-ci ne leur plaît pas et se servent du monde comme divan à leur psychanalyse. Cependant, alors que leurs fragilités psychologiques devraient être traitées comme telles, elles reçoivent une écoute et une attention démesurées : dans un monde normal, on ne devrait même pas y faire attention, leurs petites crises devraient passer inaperçues. La complaisance médiatique, ajoutée aux effets de loupe des réseaux dits sociaux, donne une importance excessive à leur besoin obsessionnel de se montrer – et l’encourage.

Contrairement à ce qu’ils prétendent benoîtement – et dont ils sont intimement persuadés : accordons-leur le bénéficie du doute quant à la sincérité de la plupart –, cette exhibition obscène d’une vertu purement destructrice n’a rien à voir avec le juste sentiment de révolte. La révolte dit nous ; ils ne savent que geindre je je je. Leur moi se réduit au privé : l’individu privé de toutes ses autres dimensions. Les offensés confondent la lutte politique et la sanctification de leur nombril ; se complaisent dans l’entre-soi mortifère et s’enferment dans le monde imaginaire de leur idéologie étriquée ; et s’avèrent incapables d’articuler leurs actions à des combats véritablement collectifs parce qu’ils nient l’universalisme et prennent ainsi en otage des causes justes (lutte contre les catastrophes climatique et environnementale, antiracisme, féminisme…) en les réduisant à de la provocation stupide et contre-productive.

À chaque nouvelle blessure succède une nouvelle offense dans une extension continue et infinie de la censure. Ne pouvant imaginer que l’on puisse penser autrement qu’eux, se comporter autrement qu’eux, ils défendent un manichéisme caricatural par lequel le monde se divise entre, d’un côté, le Bien, c’est-à-dire eux-mêmes et tous ceux qui sont exactement comme eux, et, de l’autre côté, le Mal, c’est-à-dire tout le reste. Partant du principe fort confortable que tout ce qui n’est pas comme moi m’opprime, le réel lui-même devient oppressif. La rhétorique fonctionne admirablement : le refus de l’altérité se fonde sur une morale biaisée mais irréfutable (au sens de Popper). Ainsi des « privilèges inconscients », sophismes bien pratiques : tu crois que tu n’es pas raciste, mais en fait si tu l’es forcément parce que tu es blanc… (mais, en même temps, la « blanchité » est un construit social, disent-ils – les incohérences ne les arrêtent pas) et de même dans tous les domaines où ils s’érigent en incarnation de la Justice : à la fois procureurs, juges et bourreaux. Rejetons monstrueux de Torquemada et d’un petit garde rouge, ils se livrent avec une bonne conscience visqueuse au vieux sport de la chasse aux sorcières et forcent tous ceux qui ne partagent pas leur vision du monde à des démonstrations publiques de pénitence. Ce puritanisme, encore importé de la culture anglo-saxonne, se délecte devant le spectacle nauséabond de purification des « privilèges », des contritions surjouées et des examens de conscience infinis pour extirper le Mal du plus profond des adversaires qui ont fauté en égratignant la sensibilité de nos petits chouineurs.

Les caprices de divas pour un mot dans Twain ou une scène chez Kubrick ne témoignent pas d’une conscience éveillée aux malheurs du monde, aux inégalités insupportables ni aux « oppressions systémiques », mais seulement d’une inculture crasse. Les complaintes geignardes accumulent les clichés avalés et recrachés sans aucune analyse dans un psittacisme agaçant. Les sempiternelles récriminations ne proposent aucune pensée, aucune réflexion, et se contentent de la répétition ad nauseam de phrases toutes faites, de slogans pseudo-philosophiques, pseudo-sociologiques, pseudo-scientifiques. La confusion est consommée entre science et militantisme ; les « concepts », anglais ou mauvais décalques de l’anglais, permettent de se reconnaître entre initiés et de se distinguer de la masse. Le jargon constitué de quelques syntagmes obsessionnels promeut le solipsisme, la censure, les réécritures et le racisme.

*

« Couvrez ce sein que je ne saurais voir » : parmi les tristes sires à l’épiderme sans cesse hérissé, il est toutefois difficile de faire la part des tartuffes et des sincères. Certains sont à ce point amputés du second degré qu’ils sont incapables d’hypocrisie et croient réellement à leurs délires psychotiques. D’autres, finalement peut-être plus rassurants que les premiers, ont parfaitement saisi l’intérêt qu’ils avaient à leur servir la soupe. Sans être vraiment hypocrites, ils trouvent dans la cause un bon moyen de développer un juteux business : le beurre idéologique et l’argent du beurre. Les rentiers du communautarisme flattent à l’envi tous les petits ego boursouflés de suffisance et se font du pognon sur l’hystérie de l’époque. Des séminaires de coaching pour entreprises et administrations destinés à « déconstruire les préjugés » aux bouquins remplis de moraline, des conférences creuses aux heures de consulting chèrement payées, les indignations surjouées rapportent gros à ceux qui ont compris comment transformer les larmes de crocodile en or. Quitte à jeter à chaque fois un peu plus de sel sur les plaies qui blessent notre nation.

Cincinnatus, 5 juin 2023


Quelques billets pour poursuivre la réflexion :
La vertu destructrice
L’absurde et la révolte selon Albert Camus : 2. La révolte
L’essentialisation de l’action politique
La chouinocratie des névroses militantes
L’esprit de pesanteur
Des identités et des identitaires
Les enfants de Torquemada
Mascarades de la pureté
« Ta gueule, t’es pas concerné »
Tyrannie de la minorité
Le monde commun selon Hannah Arendt (2) – L’intime et le monde commun, entre ombre et lumière


[1] Dans le droit fil du génial La Tache de Philip Roth (2000), deux excellents romans sortis ces dernières années abordent, chacun à sa manière, ce sujet : L’homme surnuméraire de Patrice Jean (Rue Fromentin, 2017) et Le Voyant d’Étampes d’Abel Quentin (éd. de l’Observatoire, 2021). J’en recommande vivement la lecture !

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Cincinnatus

Moraliste (presque) pas moralisateur, misanthrope humaniste, républicain râleur, universaliste lucide, défenseur de causes perdues et de la laïcité, je laisse dans ces carnets les traces de mes réflexions : philosophie, politique, actualité, culture…

3 commentaires sur “Les offensés professionnels”

    1. Certes mais le principe fondamental demeure le même : réécrire les livres pour plaire à ceux qui se plaignent et en profiter pour faire du fric, le tout sur fond général d’inculture.
      Cincinnatus

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  1. Je ne saurais exactement fixer le moment de bascule, mais il me semble qu’« avant », les institutions garantissaient de la folie en fixant les limites, entre autres, la différence des sexes et celle des générations. Ce que d’aucuns, éminemment plus avertis que moi ont souligné.
    Avec des « moi », on ne fait pas un « nous », c’est l’inverse.
    La République française s’appuyait sur quatre piliers : un territoire, une langue, une école, des modalités effectives de solidarité. C’est fini, remplacé par le Marché organisateur des « identités » et l’État surveillant général.
    Cela aussi trouvera, « naturellement » ses limites !

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