
De toutes les tailles, de toutes les formes (ou presque), de toutes les couleurs (surtout les plus criardes), de toutes les marques (trĂšs au-delĂ du seul secteur du sport, et jusquâaux grandes maisons de luxe qui sây sont mises il y a dĂ©jĂ bien longtemps, flairant la mode qui ne se dĂ©modera plusâŠ), pour tous les Ăąges et pour tous les goĂ»ts (surtout les plus mauvais) : la basket (par facilitĂ©, et au risque de me faire crucifier par les puristes, jâengloberai sous ce terme toutes les dĂ©clinaisons : basket, tennis, etc., et, une fois nâest pas coutume, on ne pourra pas me reprocher de nâĂȘtre pas inclusif !), qui est Ă la chaussure ce que McDo est Ă la gastronomie, ce que lâart contemporain est Ă lâart, ce que la prostitution est Ă lâamour ou ce que LFI est Ă la dĂ©mocratie (libre Ă chacun de choisir lâanalogie qui lui parle le plus), occupe des murs entiers dans les magasins de sport, sâincruste dans toutes les boutiques de fringues, prend une place folle dans nos placards, garde-robes et autres dressings, et semble imposer sa tyrannie sur nos pieds, relĂ©guant mocassins et escarpins, derbies et richelieus, brodequins et godillots, ballerines et bottines dans les limbes entĂ©nĂ©brĂ©s de la tatane.
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