L’absurde et la révolte selon Albert Camus : 2. La révolte

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La révolte est, dans l’homme, le refus d’être traité en chose et d’être réduit à la simple histoire. Elle est l’affirmation d’une nature commune à tous les hommes, qui échappe au monde de la puissance.

Albert Camus, L’Homme révolté

Au temps de la négation, c’est la question du suicide qui se pose ; au temps des idéologies, c’est celle du meurtre qui s’impose.

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L’absurde et la révolte selon Albert Camus : 1. L’absurde

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C’est l’équilibre de l’évidence et du lyrisme qui peut seul nous permettre d’accéder en même temps à l’émotion et à la clarté.

Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe

Le philosophe, écrivain, penseur, humaniste, résistant, prix Nobel, etc. etc., Albert Camus, explore la question de l’absurde dans toute son œuvre mais, entre 1942 et 1944, il y consacre quatre ouvrages qui forment ce qu’il désigne lui-même sous le nom de cycle de l’absurde.

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L’indécence commune

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Eric Arthur Blair, alias George Orwell

Le peuple serait doué d’une forme de morale intuitive lui permettant de distinguer « ce qui se fait » et « ce qui ne se fait pas » [1]. Telle est la thèse, ainsi outrageusement résumée, derrière la notion de « décence commune », chère à George Orwell et reprise par Jean-Claude Michéa. Toute l’œuvre du premier est parcourue par cette conviction que le peuple – au sens, ici, des classes laborieuses, singulièrement les ouvriers – possèderait cette capacité viscérale de s’orienter et de choisir entre le Bien et le Mal, entre le juste et l’injuste, entre, surtout, le décent et l’indécent – capacité que les classes supérieures auraient, quant à elles, perdue. Orwell, le socialiste antitotalitaire, increvable défenseur des plus misérables, irréprochable humaniste, défend toujours et partout la dignité humaine – c’est à travers ce prisme, je pense, qu’il faut comprendre cette notion de « common decency » : la dignité pour seul horizon et seul combat [2].
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Souvenirs de Palmyre

Il y a une douzaine d’années, j’ai eu la chance de passer une journée à Palmyre. En déambulant pendant des heures au milieu des ruines romaines, j’ai vécu là une expérience inoubliable… que je qualifierais volontiers de « métaphysique » même si c’est devenu un gros mot. Continuer la lecture de Souvenirs de Palmyre