Unité nationale : quelle escroquerie !

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« Le droit d’insulter les membres du gouvernement est inviolable. »
Georges Clemenceau, note adressée le 8 juin 1918 au Bureau de presse

En réponse à la crise sanitaire gravissime que nous subissons, le Président de la République appelle à « l’unité nationale ». Étrange rhétorique de la part de celui qui, en bon disciple de Sarkozy, a dressé les Français les uns contre les autres et dont la responsabilité est majeure dans la débandade actuelle.
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Pot-pourri chaotique de questions naïves en période de confinement

Il y a un mois, c’était pas « juste une grippette » qui, de toute façon, n’arriverait jamais en France ?

Plutôt que la promesse de la légion d’honneur pour le personnel hospitalier, pourquoi ne pas lui accorder ce qu’il demande : des salaires décents, un équipement digne d’un pays développé et une gestion humaine ayant pour objectif l’intérêt général et non la productivité ?

Le télétravail avec enfant peut-il devenir une discipline olympique ? Lire la suite…

Les lectures de Cinci : comment on laisse sombrer l’école

La désinstruction nationale, René Chiche, Les Éditions Ovadia, 2019.

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Le professeur de philosophie René Chiche a livré fin 2019 un livre important à propos de l’école et de l’état lamentable dans lequel elle se trouve. Les aveugles volontaires et les idéologues pédagogistes se récrieront immédiatement : encore un livre « passéiste », « nostalgique » (en quoi, d’ailleurs, la nostalgie serait-elle un sentiment dont on devrait avoir honte ?), etc. etc. en un mot : « réactionnaire » ! Qu’ils s’étouffent donc dans leur venin, ils sont responsables de la situation que décrit René Chiche avec justesse et précision. Lire la suite…

Humanités numériques ? Poil au clic !

Au lycée, la révolution se fait silencieusement : pendant que les lettres classiques y sont méthodiquement assassinées dans l’indifférence générale, les « humanités numériques » prétendent les remplacer [1]. Lire la suite…

De l’anonymat et du pseudonymat en ligne

L’anonymat sur les réseaux sociaux n’existe pas. On s’y présente toujours sous une apparence choisie, sous une identité réelle ou d’emprunt. Le pseudonyme n’est pas un anonymat, il porte en lui un sens, un imaginaire et une volonté. Il affirme un message avant même toute prise de parole sur ces scènes publiques, à la manière du costume revêtu pour se présenter à la lumière de l’espace public réel. Son choix ne peut être neutre parce qu’il est en soi un acte de monstration et de démonstration. Mais le masque du pseudonyme est un Janus bifront, source simultanée de liberté et d’irresponsabilité dont la puissance de dissimulation et de révélation excite les désirs de censure.
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Paris, ce clinquant cloaque

Paris n’est plus une fête. Au contraire, elle se vautre dans l’envers démagogique de la fête : le spectacle marchand. Le kitsch a envahi la capitale, livrée à l’idéologie faussement cool d’incultes qui préfèrent les mondanités et la communication aux responsabilités politiques. Terrible contraste : sous leur règne de paillettes, la laideur et la saleté défigurent la ville-lumière.
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Dieu est mort, foutez-nous la paix !

Il n’y a de blasphème que dans l’esprit du croyant. Celui qui ne croit pas ne blasphème pas : il se rit des superstitions des autres. De haute lutte, cette notion inique de blasphème a été extirpée du droit français pour laisser la place aux libertés de conscience et d’expression. Aucun délit de blasphème ne peut ni ne doit exister. Répétons-le : en France, se moquer des religions n’est pas un crime, c’est une tradition – un exercice de liberté !
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Paris, entre misère et indécence

Paris est schizophrène. Loin du psittacisme à la mode d’un fantasmatique « vivre-ensemble » dégoulinant de moraline, le territoire parisien se morcelle en ghettos étanches juxtaposant poches de misère et ghettos de riches. Les arrondissements à deux chiffres du nord-est et du sud-est parisien rassemblent l’essentiel des logements sociaux et des structures d’accueil des migrants, toxicomanes et sans-abris, pendant que les autres quartiers se ferment aux rares classes populaires et moyennes qui y demeuraient.
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La société de l’obscène

L’ignoble est devenu la règle. Images des incendies australiens, vidéos tournées clandestinement dans des abattoirs ou des élevages intensifs [1], matraquage de scènes d’humiliations d’individus ou de massacres de populations entières… le chapelet d’ignominies s’égrène sur tous les écrans dans une juxtaposition clipesque aux effets narcotiques. La diffusion continue d’images atroces de souffrance, d’actes odieux commis contre l’homme, le vivant ou la planète dévoile ce que chacun fait mine d’ignorer et s’empresse d’oublier. Alors que nous devrions tous trembler d’effroi et ostraciser les coupables hors de la société des hommes, les réactions effarouchées de l’instant laissent aussitôt la place à l’émotion suivante.
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Ma première grève

Pour la première fois, jeudi 9 janvier 2020, j’ai fait grève. Non que l’envie m’en ait manqué auparavant, ayant eu moult occasions et bonnes raisons de participer à d’autre mouvements de protestation contre des mesures gouvernementales iniques ou pour manifester une colère civique à l’encontre d’évolutions qui me semblaient néfastes. Trois raisons m’ont conduit à débuter ainsi l’année, trois écœurements qui ont justifié ce geste symbolique : la réforme des retraites, la destruction des services publics et la politique menée par le pouvoir actuel.
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