Il y a un peu plus d’un an, alors que le sujet n’était pas encore à la mode, je publiai trois billets consacrés aux errements contemporains de la démocratie représentative, en examinant les notions de compétence, d’identité et de morale. Comme au cinéma, j’ai décidé de prolonger l’histoire avec une nouvelle trilogie. Soyons clair avant d’être repris par des complotistes bas du front : pas question ici de surfer sur la vague de l’actualité et de dézinguer gratuitement la démocratie représentative en tant que telle, au nom de l’illusoire retour à la pureté d’une démocratie directe fantasmée ; mais bien plutôt de pointer les travers actuels de ce système et d’observer comment il est dévoyé, tant par les représentants que par les représentés, afin de légitimer la confiscation du politique par une oligarchie. On commence donc avec cette idée paradoxale pour la démocratie représentative : l’engagement.
Lire la suite…