
Soyez fiers dâĂȘtre des amateurs !
Emmanuel Macron, 11 février 2020
Le cri du cĆur (on ignorait quâil en eĂ»t un) du PrĂ©sident à « ses » dĂ©putĂ©s moins de trois ans aprĂšs sa premiĂšre Ă©lection sonnait dĂ©jĂ faux Ă lâĂ©poque. Le « renouvellement » de la classe politique par le macronisme se prĂ©tendait la version « gendre idĂ©al » du dĂ©gagisme mĂ©lenchonien. Or les Français se sont vite aperçus que les promesses nâĂ©taient pas tenues et quâĂ la fraĂźcheur et Ă la nouveautĂ© sâĂ©tait substituĂ© un rattrapage (comme au bac) de tout ce que les autres partis possĂ©daient de tocards Ă la carriĂšre en cul-de-sac, auxquels sâajoutaient nombre dâopportunistes arrivĂ©s lĂ par hasard ou copinage. De ce gloubi-boulga peu enthousiasmant surgissait une telle quantitĂ© de bourdes que, pour sauver les apparences, en un tour de passe-passe aux ficelles bien connues, les communicants de lâĂlysĂ©e eurent cette idĂ©e de transformer lâincompĂ©tence en qualitĂ©. La question du recrutement du personnel politique mĂ©rite nĂ©anmoins mieux que ces entourloupes Ă la petite semaine : pour le bien de la CitĂ©, nos dirigeants doivent-ils ĂȘtre des amateurs ou des professionnels de la politique ?
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