Le cirque des jeux

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Les JO 2024 se tiendront à Paris. Youpi. Tout le monde est content de vivre cette grande communion internationale dans le sport !
Tout le monde ? Non !
En réalité, ces jeux sont une très très mauvaise nouvelle…

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J’arrive !

Chers lecteurs du blog de Cincinnatus, bonjour.

Je me présente : Cinci Jr. Enfin… pour l’instant je m’appelle comme ça parce que mon genre n’est encore qu’une théorie. Je fais confiance à Cinci, mon futur papa, pour me trouver un petit nom sympa quand les choses seront plus… précises.
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Ce douloureux sentiment d’imposture

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Se lancer dans des études scientifiques pour les maths, mais préférer la philo quand presque tous les autres la méprisent ; achever ce cursus et pouvoir enfin se tourner vers les humanités ; débarquer avec son bagage original ; passer pour un extraterrestre ; subir le snobisme de ceux qui ont toujours fait la même chose ; se sentir seul, à côté.

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La trahison des Lego

Noël est passé. Ouf. La gueule de bois commence à refluer, le cadavre du sapin a été retiré du trottoir. On retrouve avec soulagement le morose quotidien et ses affects tristes : redescente des euphories consuméristes. Peut-être avez-vous offert, cette année encore, à l’un quelconque des mouflets de votre entourage, une boîte de ces jouets universels, intemporels, composés de petites briques colorées que l’on assemble en des architectures éphémères ? N’avez-vous rien remarqué d’étrange depuis plusieurs années ? De subtilement différent de vos propres souvenirs d’enfance ?

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L’enfer du flâneur

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Rue de Paris, temps de pluie, Gustave Caillebotte (1877)

« Doukipudonctan » braillait Zazie… et encore, elle avait la chance d’être dans le métro. Parce que dans la rue, ça schlingue au moins autant. Avec en plus le bruit de la circulation et des klaxons (interdits en ville sauf « cas de danger immédiat », nous rappelle le code de la route si bien respecté), le quidam qui sort de chez lui pour, idée saugrenue s’il en est !, profiter des merveilles de la ville, à pied !, pénètre immédiatement dans une atmosphère que l’on qualifie doctement d’« anxiogène » lorsqu’on a fait novlangue LV2. Le bruit et l’odeur, comme dirait l’autre. Ou les cercles de l’enfer d’un Dante contemporain : « Abandonne tout espoir, piéton qui sors de chez toi ! »

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À mes pères

Quand on n’a pas de père, on s’en choisit.

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La modernité barbare des « services clients »

Qui n’a jamais vociféré des insultes à un serveur vocal censé analyser automatiquement ce que vous lui dites mais bloqué sur la phrase « je n’ai pas compris votre question, veuillez formuler votre demande » ? Qui n’a jamais abandonné après avoir patiemment tapé 2, puis 4, puis 1, puis #, puis 3 pour finalement se retrouver, sans savoir comment, au menu de départ ? Qui n’a jamais souffert de devoir réexpliquer son problème à un cinquième interlocuteur aussi incompétent que les quatre précédents ? Lire la suite La modernité barbare des « services clients »

Les lanceurs d’alerte sont-ils des délateurs ?

Les lanceurs d’alerte sont à la mode avec, en ce moment, le procès des « Lux Leaks ». Il y a quelques jours, un tweet (que je n’ai pas retrouvé : si quelqu’un met la main dessus, je suis preneur) m’a interloqué. De mémoire, il ressemblait à :

Si je retrouve le lanceur d’alerte qui a dénoncé mes grands-parents juifs, j’aurais deux mots à lui dire.

Comme tous les éditorialistes et hommes politiques qui assimilent les lanceurs d’alerte à des voleurs et à des délateurs, il procède par une analogie qu’il faut impérativement décrypter parce qu’elle devient une modalité un peu trop récurrente de la rhétorique médiatique. Lire la suite Les lanceurs d’alerte sont-ils des délateurs ?

Identités choisies

Né à l’étranger, dans une pomme, j’ai grandi en France avec deux passeports. Par l’un d’eux, le bleu, je suis citoyen d’une forteresse que des millions de personnes rêvent d’investir… sans que pour autant je n’y sois jamais retourné. Cette double nationalité fait partie de moi, elle m’a accompagné toute ma vie, le plus souvent à travers les questions qu’elle suscite chez les autres : le fantasme du modèle absolu contemporain et, simultanément, du repoussoir tout aussi excessif. Baigné comme tous dans la saturation spectaculaire de cet imaginaire-monde, sans l’avoir cherché je me suis distingué par cette appartenance à « l’autre côté de l’écran ».
Je pourrais revendiquer cette identité, au nom du sol me prétendre de là-bas plus que d’ici, et ignorer le goût d’imposture. Je pourrais aussi la rejeter, y renoncer dans un geste grandiloquent et sot.
Je choisis de l’accepter, un peu comme la couleur de mes cheveux : comme un fait qui m’appartient, me constitue mais ne me définit pas.

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Souvenirs de Palmyre

Il y a une douzaine d’années, j’ai eu la chance de passer une journée à Palmyre. En déambulant pendant des heures au milieu des ruines romaines, j’ai vécu là une expérience inoubliable… que je qualifierais volontiers de « métaphysique » même si c’est devenu un gros mot. Lire la suite Souvenirs de Palmyre