
Au lendemain du premier tour, petite revue à vif des résultats peu étonnants [1]. Il y a, bien sûr, beaucoup plus à dire ; les réflexions et analyses plus charpentées viendront en leur temps.
Lire la suite…

Au lendemain du premier tour, petite revue à vif des résultats peu étonnants [1]. Il y a, bien sûr, beaucoup plus à dire ; les réflexions et analyses plus charpentées viendront en leur temps.
Lire la suite…
(Farce tragique en trois actes)

Éric Zemmour est peut-être, dans cette élection, le plus intéressant des candidats – non par l’éventuelle proximité entre lui et moi que certains se plaisent à imaginer (ce billet risque de les décevoir et j’ai déjà dit, la semaine dernière, ma préférence [1]) mais, de mon point de vue, pour ce qu’il fait et dit de la guerre idéologique à l’œuvre. Les trois idéaux-types des familles de pensée politique que j’observe et analyse ici depuis un petit moment [2] – républicanisme, néolibéralisme et identitarisme – me semblent toujours une grille d’analyse pertinente… d’autant plus en ce qui concerne celui qui voudrait en incarner la synthèse impossible.
Lire la suite…

Il y a cinq ans, j’annonçais mon soutien à Jean-Luc Mélenchon qui était, alors, le candidat le plus proche de mes convictions et de ce que je défends ici. Je reconnaissais en lui un authentique républicain et appréciais sincèrement la plus grande partie d’un programme juste et raisonnable. Cela ne faisait certainement pas de moi un fan ni un militant : depuis un moment, j’exprimais mes réserves devant les défauts de l’homme, du candidat et de son mouvement, recevant insultes et menaces de ses adversaires mais aussi de certaines de ses groupies qui ne pouvaient supporter que l’on ne se prosterne pas intégralement devant leur grand homme.
Lire la suite…
Quelle campagne électorale pourrie ! Certes, coups tordus et boules puantes forment la partie détestable du folklore en campagne présidentielle. Et pourtant, d’élection en élection, le crescendo semble n’avoir aucune limite. L’exemple américain du trumpisme, malgré son dernier échec, a été bien compris par les « stratèges » qui accompagnent les candidats. Plutôt que de tenter de draguer le plus largement possible avec des discours et programmes aussi lisses qu’insipides, la démagogie se retourne comme un gant. L’objectif bascule en son envers tout aussi scabreux : cliver, provoquer, creuser les fossés, radicaliser la base des fans hystériques, déployer la plus grande brutalité possible… tout en se faisant passer pour la candide victime de ces mêmes stratagèmes que l’on dénonce chez les autres.
Lire la suite…

La France est dans un état catastrophique et, hélas, ce n’est pas la prochaine élection présidentielle qui peut nous faire sortir de ce long hiver. Après cinq ans de macronisme, le paysage politique n’est qu’un immense champ de ruines sur lequel règnent des idéologies mortifères et des pantins sinistres.
Lire la suite…

Avec les grandes manœuvres qui s’organisent pour la prochaine élection présidentielle, nous allons devoir subir l’exercice devenu rituel pour chaque candidat : le « chiffrage du programme ». Ce spectacle, si enthousiasmant qu’il donnerait envie à une araignée de se suicider en se pendant à un fil de sa toile, est devenu un lieu commun de toute campagne. Les candidats se soumettent ainsi, volontairement, aux analyses très-scientifiques d’économistes très-sérieux, dont les oracles déterminent la crédibilité des programmes de gouvernement. Chaque idée, chaque proposition, chaque ligne est mesurée en euros de recette ou de dépense ; chaque hypothèse est évaluée et associée à une probabilité définissant son « réalisme » ; chaque vision du monde est découpée en petits morceaux, tous quantifiés pour déterminer à quel point elle est « soutenable ». Ce bal des faux-culs n’a qu’un seul objectif : asservir le politique à l’économique.
Lire la suite…

Mes chers compatriotes, mes chers concitoyens,
Ce quinquennat s’achève. Dans quelques mois se tiendront des élections cruciales. Elles ne doivent pas vous être confisquées. Alors que les deux favoris des sondages se démènent pour nous faire croire qu’il n’existe aucune alternative en-dehors de leur tête-à-tête, les différents partis politiques se montrent incapables de leur donner tort.
Comment peut-on encore parler de démocratie quand l’offre électorale est à ce point affligeante ?
Comment peut-on encore parler de république quand la souveraineté nationale est à ce point bafouée ?
Loin des mensonges néolibéraux qui détruisent depuis des décennies notre modèle de société, loin des folies identitaires qui menacent la cohésion de notre nation, une autre voie existe – juste, cohérente, sérieuse, conforme aux besoins et aux aspirations de l’immense majorité d’entre vous : la République.
Je suis candidat à l’élection présidentielle.
Lire la suite…
Mélenchon : la chute. Comment la France insoumise s’est effondrée, Hadrien Mathoux, éd. du Rocher, 2020.
Le livre en deux mots
Au milieu de l’année dernière, Hadrien Mathoux, journaliste pour l’hebdomadaire Marianne, a livré un ouvrage important sur l’évolution de la France insoumise et de son chef, Jean-Luc Mélenchon, de la présidentielle de 2017 aux élections municipales de 2020. Bien écrit et surtout très renseigné, ce livre ne se contente pas du récit des vicissitudes du parti et de ceux qui l’animent, mais offre une analyse en profondeur des enjeux politiques, idéologiques, stratégiques, tactiques et humains au cœur de ce mouvement. Lire la suite…
J’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon en 2017. Je relis ce que j’ai publié alors, et je persiste : à l’époque, c’était le moins mauvais candidat [1]. Il était le seul à proposer un programme économique et social à la fois cohérent et opposé au néolibéralisme représenté par tous ses adversaires. Quant aux principes républicains, laïcité en tête, il y avait encore, alors, suffisamment d’humanistes à les défendre dans son parti pour que l’issue du conflit larvé ne soit pas écrite d’avance. Lire la suite…

Dans un mois, les 20 et 27 juin, sous les hourras d’un enthousiasme inouï, auront lieu les prochaines élections régionales. Elles paraissent une illustration aussi farcesque qu’affligeante d’une idée que je tente de développer ici depuis longtemps : la démocratie n’est pas réductible au formalisme électoral [1].
Lire la suite…