Le SiĂšge de Paris, Ernest Meissonnier (1884)
Lundi 23 juin 2025, aprĂšs-midi
Ă peine trois heures aprĂšs lâĂ©vĂ©nement, les dĂ©putĂ©s reprirent leurs travaux dans une ambiance apocalyptique. En ouverture, la condamnation de lâattentat par la prĂ©sidente de lâAssemblĂ©e fut unanimement acclamĂ©e sur tous les bancs. NĂ©anmoins, Ă peine les applaudissements terminĂ©s, dans un chaos sonore rarement entendu sous la Ve, le gouvernement fut interpellĂ© de tous les cĂŽtĂ©s de lâHĂ©micycle. SommĂ© par la reprĂ©sentation nationale de donner des nouvelles de la santĂ© du PrĂ©sident et de dire si, comme prĂ©vu par la Constitution, lâintĂ©rim allait ĂȘtre confiĂ© au prĂ©sident du SĂ©nat, François Bayrou, tendu et agressif, rĂ©pliqua quelques mots cinglants Ă propos de lâirresponsabilitĂ© de ses adversaires, refusa de rĂ©pondre aux questions des parlementaires et quitta la sĂ©ance au bout de seulement quelques minutes, sous les huĂ©es des oppositions. Les dĂ©putĂ©s macronistes eux-mĂȘmes Ă©taient consternĂ©s. Le ministre de lâIntĂ©rieur prit la suite et, Ă son tour, esquiva toutes les questions, prĂ©textant le secret de lâenquĂȘte. Ă droite comme Ă gauche, les dĂ©putĂ©s manifestĂšrent leur colĂšre au point que la sĂ©ance fut rapidement levĂ©e.
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