(Farce tragique en trois actes)

Éric Zemmour est peut-être, dans cette élection, le plus intéressant des candidats – non par l’éventuelle proximité entre lui et moi que certains se plaisent à imaginer (ce billet risque de les décevoir et j’ai déjà dit, la semaine dernière, ma préférence [1]) mais, de mon point de vue, pour ce qu’il fait et dit de la guerre idéologique à l’œuvre. Les trois idéaux-types des familles de pensée politique que j’observe et analyse ici depuis un petit moment [2] – républicanisme, néolibéralisme et identitarisme – me semblent toujours une grille d’analyse pertinente… d’autant plus en ce qui concerne celui qui voudrait en incarner la synthèse impossible.
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Ils sont tous obsédés par des conceptions réductrices et caricaturales de l’identité : les identitaires
Nous vivons une époque étouffante, dénuée de tout sens de l’humour, sous la tyrannie du premier degré. Disparues l’ironie, la parodie, la caricature, devant l’incapacité physique de les saisir. Le rire est écrasé sous l’esprit de pesanteur ; la légèreté cède la place au rictus moche, au sourire forcé dans le miroir du selfie. Le narcissisme et l’optimisation de la flemme, qui définissent
Des identités… L’identité, comme conscience que l’on a de soi-même, naît à la convergence de deux paradoxes : dans le rapport d’influences réciproques entre identité individuelle et identité collective, d’une part ; dans la tension entre permanence et évolution de soi, d’autre part.
Le livre en deux mots
Le livre en deux mots
Le livre en deux mots
J’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon en 2017. Je relis ce que j’ai publié alors, et je persiste : à l’époque, c’était le moins mauvais candidat 