Le paysage politique français est accablant. Son pendant intellectuel ne l’est pas moins. Quand les clercs trahissent les valeurs qui fondent leur légitimité, on assiste au spectacle navrant de « pédagogistes » qui détruisent l’école, de « féministes » qui sapent l’égalité des droits, d’« antiracistes » qui démolissent l’universalisme. Néolibéraux et identitaires de tous poils s’en frottent les mains.
Étiquette : Identitaires
Pour une (vraie) recomposition politique
« Se vogliamo che tutto rimanga come è, bisogna che tutto cambi. »
« Pour que rien ne change… »
Le Guépard
Il l’a, sa majorité. 350 députés sur 577.
C’est une vague !… c’est une déferlante… c’est un raz-de-marée ! Que dis-je, c’est un raz-de-marée ?… C’est un tsunami !
Bon… « en même temps »©, c’est moins que prévu il y a une semaine, c’est vrai… mais quand même… 350 députés pour celui dont la candidature, il y a encore deux ans, n’était qu’une blague entre patrons de presse et pubards cocaïnés, c’est beaucoup, non ? Lire la suite Pour une (vraie) recomposition politique
Le cas Fillon
Nom : Fillon
Prénom : François
Surnom : « le collaborateur » (pour Sarkozy président), « l’eunuque » (du même), « sans couille » (encore la kolossale finesse de Sarko), « loser » (plutôt affectif venant toujours du troisième de la primaire), « pauvre type » (ai-je besoin de préciser ?), « Monsieur Pipi » (celle-ci est de Jean-Louis Debré, président de l’Assemblée nationale, agacé de le voir disparaître aux toilettes à l’approche de chaque texte délicat), « Mister Nobody », « Thatcher de la Sarthe », « Courage, Fillon », « Droopy »…
Parti : LR
Famille de pensée politique : traître au séguinisme, parfaite alliance libérale-identitaire de droite
Winter is coming
Les soubresauts d’un monde qui s’effondre suffisent-ils pour espérer autre chose que des convulsions d’agonie ?
Je suis pessimiste. Je pense que nous devons nous préparer à de nombreuses années difficiles : la dissolution de la République ; l’arrivée au pouvoir de gouvernements bien plus à droite que ce que nous avons connu ; l’inscription dans notre quotidien d’attentats réguliers et chaque fois plus meurtriers. Lire la suite Winter is coming
Qu’ils me traitent donc d’islamophobe !
Assez d’atermoiements ! Assez de reculades ! Assez de compromissions !
Il y a maintenant trois semaines, le dimanche 24 janvier 2016, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, était l’invitée de l’émission Le Supplément sur Canal+. Une séquence a fait couler beaucoup d’encre : après un reportage sur BarakaCity, une association se présentant comme « humanitaire » mais soupçonnée de relations sulfureuses avec les terroristes qui ont ensanglanté la France en 2015, son dirigeant, Idriss Sihamedi, connu pour ses saillies indignes sur les réseaux sociaux, aligne les provocations sous les regards stupéfiés du présentateur Ali Baddou et de la ministre de l’éducation nationale. La réaction, minimale, de cette dernière ne laisse pas d’étonner ni de décevoir. En tant que représentante de l’État, en tant que ministre de la République, en tant que citoyenne française, elle aurait pu dire bien des choses, réagir de bien des manières différentes. Dans tous les cas, elle aurait dû marquer une opposition ferme. Par exemple :
Wargame idéologique : l’échiquier renversé
Wargame idéologique à droite
Il y a quelques semaines, je décrivais la guerre idéologique à gauche et tentais une typologie des courants de pensée qui s’y affrontent. Comme je ne suis pas sectaire, il est largement temps de faire le même exercice avec la droite.
Lire la suite Wargame idéologique à droite
La nation balkanisée
La nation française est pulvérisée. Atomisée façon puzzle nanométrique. Elle a laissé la place à des monades esseulées et transies qui cherchent un peu de réconfort dans le rapprochement avec leurs semblables. L’agglutination des mêmes recompose les débris de l’ancienne nation dans de nouvelles configurations. Mais en favorisant le principe unique de l’entre-soi. Et aucune narration collective ne vient lier entre elles ces communautés fantasmées.
La nation est devenue un gros mot, une obscénité pour tous les porte-flingues de la pensée unique, à la légèreté toute tarantinesque, une résurgence d’un passé honni – comme si tout ce qui était avant devait être vomi :
Wargame idéologique à gauche
Soyons clair : derrière l’expression « wargame idéologique », je n’entends pas ici les hommes ni les femmes politiques qui s’étripent pour une place au soleil médiatique. Ce ne sont pas non plus les partis dans leurs luttes internes ou externes qui m’intéressent dans ce billet, ou alors à la diagonale de leurs idées… quand ils en ont.
– Bon, ok, mais alors de quoi ça va parler ?!
– D’un truc qui me tient drôlement à cœur : les idéologies.
J’ai déjà écrit combien il est urgent de « réidéologiser » le politique, de réintroduire de la pensée, de s’équiper d’un outillage intellectuel solide et de favoriser la confrontation d’idées différentes. Si la plupart des partis, à gauche comme à droite, présentent, hélas !, un électroencéphalogramme plat, cela ne signifie pas pour autant que tout se résume à un champ de ruine intellectuel.
J’examinerai le cas de la droite plus tard, pour l’instant, observons ce qui se passe à gauche. Ou du moins du côté de ceux qui se définissent comme « de gauche ».
