Les élections prochaines se dérouleront dans un contexte catastrophique. Entre la très grave crise sanitaire qui endeuille la France et le monde depuis plus d’un an et demi et dont rien ne laisse présager la fin, les attentats islamistes qui scandent l’actualité sur fond d’insécurité croissante et la dégradation des conditions de vie, ces cinq dernières années ont été marquées par l’enfoncement de notre nation dans le marasme et l’angoisse.
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Catégorie : Le politique, un sport de combat
Ça cogne et ça castagne
L’Union européenne contre l’Europe

J’aime l’Europe. Sans doute est-ce pour cela que je ne peux supporter ce que les institutions de l’Union européenne lui font. La confusion des deux – UE et Europe – est d’ailleurs la meilleure arnaque antipolitique qui soit (avec l’idée ahurissante que les éoliennes sont bonnes pour l’environnement, mais c’est une autre histoire).
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Anne Hidalgo et #SaccageParis
Anne Hidalgo est formidable ! Parisiens, nous avons une chance extraordinaire de l’avoir pour maire ; d’ailleurs, nous ne nous y sommes pas trompés, en la réélisant haut la main l’année dernière. La légitimité de notre chère édile, plébiscitée par l’ensemble de ses administrés, est inattaquable… avec une abstention somme toute négligeable : à peine les deux-tiers des électeurs sont restés chez eux. Une broutille évidemment due à la crise sanitaire et en aucun cas à l’offre politique de très haut niveau – notre bien-aimée Anne en tête.
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Combien ça coûte ?

Avec les grandes manœuvres qui s’organisent pour la prochaine élection présidentielle, nous allons devoir subir l’exercice devenu rituel pour chaque candidat : le « chiffrage du programme ». Ce spectacle, si enthousiasmant qu’il donnerait envie à une araignée de se suicider en se pendant à un fil de sa toile, est devenu un lieu commun de toute campagne. Les candidats se soumettent ainsi, volontairement, aux analyses très-scientifiques d’économistes très-sérieux, dont les oracles déterminent la crédibilité des programmes de gouvernement. Chaque idée, chaque proposition, chaque ligne est mesurée en euros de recette ou de dépense ; chaque hypothèse est évaluée et associée à une probabilité définissant son « réalisme » ; chaque vision du monde est découpée en petits morceaux, tous quantifiés pour déterminer à quel point elle est « soutenable ». Ce bal des faux-culs n’a qu’un seul objectif : asservir le politique à l’économique.
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Et si c’était… Cinci ?

Mes chers compatriotes, mes chers concitoyens,
Ce quinquennat s’achève. Dans quelques mois se tiendront des élections cruciales. Elles ne doivent pas vous être confisquées. Alors que les deux favoris des sondages se démènent pour nous faire croire qu’il n’existe aucune alternative en-dehors de leur tête-à-tête, les différents partis politiques se montrent incapables de leur donner tort.
Comment peut-on encore parler de démocratie quand l’offre électorale est à ce point affligeante ?
Comment peut-on encore parler de république quand la souveraineté nationale est à ce point bafouée ?
Loin des mensonges néolibéraux qui détruisent depuis des décennies notre modèle de société, loin des folies identitaires qui menacent la cohésion de notre nation, une autre voie existe – juste, cohérente, sérieuse, conforme aux besoins et aux aspirations de l’immense majorité d’entre vous : la République.
Je suis candidat à l’élection présidentielle.
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Mélenchon et LFI : la longue agonie
J’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon en 2017. Je relis ce que j’ai publié alors, et je persiste : à l’époque, c’était le moins mauvais candidat [1]. Il était le seul à proposer un programme économique et social à la fois cohérent et opposé au néolibéralisme représenté par tous ses adversaires. Quant aux principes républicains, laïcité en tête, il y avait encore, alors, suffisamment d’humanistes à les défendre dans son parti pour que l’issue du conflit larvé ne soit pas écrite d’avance. Lire la suite…
Adversaires ou ennemis ?
En politique, on n’a que des adversaires – non des ennemis. En tout cas, on devrait.
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Moraline à doses mortelles
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Couvrez ce sein, que je ne saurais voir :
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
Molière, Le Tartuffe ou L’imposteur, Acte III, Scène 2
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J’ai toujours préféré les moralistes aux moralisateurs.
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Nous devons tant à Machiavel. Loin de la vulgate qui en fait un manipulateur cynique et l’alibi de tous les despotes, le penseur florentin, que ce soit dans son Prince ou dans ses Discours sur la première décade de Tite-Live, occupe toute son intelligence, et la finesse de sa plume, à analyser les mœurs politiques – et à défendre l’humanisme civique en lisant les institutions de la Rome antique avec l’œil du républicain de la Renaissance. Parmi ses précieux apports à la pensée, il affranchit le politique de la morale. Lire la suite…
La triste farce des régionales

Dans un mois, les 20 et 27 juin, sous les hourras d’un enthousiasme inouï, auront lieu les prochaines élections régionales. Elles paraissent une illustration aussi farcesque qu’affligeante d’une idée que je tente de développer ici depuis longtemps : la démocratie n’est pas réductible au formalisme électoral [1].
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Les enfants de Torquemada

Autoproclamés représentants de minorités supposément opprimées, néoféministes intersectionnels, porte-étendards de conceptions très particulières de la justice, fanatiques « éveillés » (« woke » dans la langue originelle de ce produit d’importation) aux discriminations réelles ou imaginaires… médias et réseaux dits sociaux vivent au rythme de leurs oukases et fatwas. Les Fouquier-Tinville de bac à sable ne supportent aucune restriction à leurs caprices, aucun frein à leurs libertés – quoiqu’ils n’aient pas la moindre idée de ce que signifie ce mot. Ils hurlent à la dictature et au complot contre la jeunesse lorsque des mesures prophylactiques sont adoptées pour protéger la population. Ils combattent la grammaire et censurent la culture au nom d’un féminisme dévoyé et d’un « antiracisme » racialiste. Ils brisent des enseignants et mettent des vies en danger pour complaire aux pires archaïsmes religieux. Tous les prétextes sont bons pour lancer des campagnes dans lesquelles les revendications, pleurnicheries et mises au pilori se mélangent dans un tourbillon de violence et de haine.
Sommaire :
La justice victime du déballage médiatique
Une crise d’adolescence collective
Un puritanisme étouffant

