
« Gloire À Sa Majesté Nunuche !
GLOIRE À SA MAJESTÉ NUNUCHE !
GLOIRE À SA MAJESTÉ NUNUCHE !… »
Les cris et la sono le réveillèrent en sursaut. Il jeta un œil encore mal décollé à la fenêtre et tenta, l’esprit englué dans le brouillard de la nuit finissante – après tout, il n’était que onze heures du matin –, de se souvenir de la date et, par conséquent, de la nature des festivités qui remplissaient la rue d’un nuage dense de confettis multicolores. Rien ne lui revint, aussi s’intéressa-t-il un peu plus aux slogans scandés dans les micros, aux banderoles agitées en tous sens et, surtout, aux chars bariolés qui l’impressionnèrent beaucoup par leurs couleurs aussi mal assorties que clinquantes. Il imagina Philippe Découflé et Jeff Koons s’associant, après une soirée sous acide, pour faire une blague potache.



Troisième et dernier billet d’entomologie-très-scientifique-des-idéologies-contemporaines-et-de-leurs-représentants-idéaux-typiques : après les 
Le livre en deux mots
On achève le bac comme on met à mort les chevaux dans les westerns : une larme à l’œil et une balle dans la tête. Le tout dans un silence incroyable. Alors que la fin du baccalauréat national devrait révolter tout le pays, faire descendre le peuple dans la rue pour protester contre ce crime envers l’avenir – rien : la réouverture des terrasses et le foot semblent importer bien plus que nos enfants. Dont acte. 
